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​Un e-mail privé du pape François déchaîne la polémique au Mexique

© Sabrina Fusco / ALETEIA
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Dans ce courriel, le pape s'est dit préoccupé par l'expansion du trafic de drogue en Argentine, soulignant le risque d'une « mexicanisation » du pays car « la chose est terrifiante » au Mexique.

Le cardinal mexicain Alberto Suárez a fait part de son inquiétude pour le Mexique et a commenté l’e-mail polémique du pape François dans lequel celui-ci a exprimé sa crainte que l’Argentine ne se « mexicanise » car au Mexique, écrit-il, « la chose est terrifiante ».

Dans ce pays, le terme de « colombianisation » a été utilisé pendant de nombreuses années pour désigner l’infiltration du trafic de drogue dans les structures gouvernementales et dans le contrôle de vastes régions de la Colombie, alliée de la guérilla. Maintenant, c’est  le pape François qui, dans un e-mail privé, exprime sa crainte d’une « mexicanisation » de l’Argentine parce qu’au Mexique, la
« chose est terrifiante », écrit le Souverain Pontife. Le message du Pape est une réponse amicale à une lettre que lui a adressée un de ses amis proches, Gustavo Vera, député de Buenos Aires et à la tête de l’ONG La Alameda. 

Le contenu du message

À Buenos Aires, le cardinal Bergoglio avait apporté son aide à La Alameda et a eu l’occasion, en tant que Pape, de continuer à aider Gustavo Vera. Tant et si bien qu’il lui a envoyé la missive suivante : « Cher frère, Merci pour ton courrier. Je vois que tu continues ton travail inlassable tambour battant. Maintes fois, je demande à Dieu de te protéger ainsi que les membres de La Alameda. Et j’espère qu’il est encore temps pour nous d’éviter la "mexicanisation". Je me suis entretenu avec des évêques mexicains et la chose est terrifiante. Demain je pars pour une semaine suivre les exercices spirituels avec la Curie romaine. Une semaine de prière et de méditation me fera du bien. Je te souhaite beaucoup de bonnes choses. Salutations à ta mère. Et, s’il te plaît, n’oublie pas de prier pour moi. Que Jésus te bénisse et que la Vierge Marie veille sur toi. Fraternellement, François ».  

Un défi partagé, riposte le gouvernement mexicain  

Les propos du pape  sur le risque d’une « mexicanisation » de l’Argentine a fait l’effet d’une douche froide sur le gouvernement mexicain. Tant et si bien que le ministère des Affaires étrangères du Mexique, à travers son titulaire, José Antonio Meade, a annoncé, ce lundi 23 février dans l’après-midi, qu’il allait adresser une brève note diplomatique au Vatican.

Le ministre des Affaires étrangères, José Antonio Meade, a informé qu’il avait eu déjà une réunion avec le nonce apostolique au Mexique, Mr Christophe Pierre, et a exprimé sa tristesse et sa préoccupation après les propos du Souverain Pontife. « Le défi posé par le trafic de drogue est un défi partagé que le Mexique relève avec des efforts considérables », a ajouté le fonctionnaire mexicain. Le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu’il est nécessaire de trouver une meilleure approche concernant le problème au lieu de stigmatiser un pays, rappelant que le Mexique a appelé à un large dialogue pour le combattre. Pour sa part, commentant le message du pape François, le cardinal mexicain Alberto Suaréz Inda, a déclaré être en harmonie avec la vision du Pape quant aux problèmes qui affectent le pays.

Une clarification du Vatican

Mercredi, le Saint-Siège a voulu clarifier les propos du Pape et mettre fin à la polémique. Dans ce courriel privé, « le Pape n’entendait absolument pas blesser les sentiments du peuple mexicain, qu’il aime beaucoup, ni méconnaitre l’engagement du gouvernement mexicain dans le combat contre le narcotrafic », a expliqué le père Federico Lombardi, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège dans une déclaration. « Le Pape ne voulait rien d’autre que souligner la gravité du phénomène du narcotrafic qui afflige le Mexique et d’autres pays d’Amérique latine ».

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