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INTERVIEW. « Le pape François apporte à l'Église et à la communauté internationale la vision d’un monde à venir »

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Radio Vatican - Publié le 10/02/15

Rencontre avec l'ambassadeur de France près le Saint-Siège, reçu lundi matin au Vatican par le pape François à quelques jours de son départ de Rome.

Une rencontre privée d’une dizaine de minutes qui a été l’occasion pour lui de remercier le Saint-Père. Bruno Joubert avait présenté ses lettres de créances au Vatican lors d’une rencontre avec
Benoît XVI le 18 mai 2012. Avant d’être nommé à la villa Bonaparte, le diplomate avait occupé la fonction d’ambassadeur de France au Maroc, de 2009 à 2012.

Il a répondu aux questions de Jean-Baptiste Cocagne, pour Radio Vatican, quelques heures après sa visite de congé au Vatican.

Bruno Joubert : Pour moi, cette rencontre a surtout été l’occasion d’exprimer au Saint-Père les remerciements de l’ambassadeur de France pour la relation très riche et la qualité des contacts que j’ai pu, en tant que chef de mission, nouer ici avec la secrétairerie d’État. Des contacts qui ont pu avoir lieu, à travers les nombreuses visites, entre le Saint-Père lui-même et les visiteurs ou les responsables français qu’il a accepté de recevoir en audience. C’était donc vraiment l’occasion de le remercier pour la dimension personnelle qu’il y a eu pendant mon séjour ici, dans la relation franco-vaticane.

Et que vous a-t-il dit ?
B.J. : Il m’a écouté surtout et ensuite, sans trahir de secret, je l’ai interrogé sur un certain nombre de points concernant l’avenir. Naturellement, nous avons évoqué – mais je ne voudrais pas en dire beaucoup plus – sa visite prochaine en France en 2016 sur laquelle il m’a donné son avis. Le reste, si je puis me permettre, appartient au secret d’une conversation privée…

Qu’est-ce que vous retiendrez du pape François, vous qui l’avez vu arriver ?
B.J. : Pour moi, le pape François apporte à l’Église, à la communauté internationale, la vision d’un monde à venir. Il est porteur de cette profonde transformation que connaît actuellement le monde et qui porte différents noms : mondialisation ou globalisation, avec toutes les tensions et en même temps tous les risques que cela apporte. Cette « culture du rejet », dont le Pape parle si souvent, est l’une des manifestations de cette mondialisation où finalement tant de choses se produisent : le trafic, la migration, les problèmes d’environnement… Et ce Pape rappelle à la planète que l’Église a une mission d’évangélisation, de rencontre avec ce monde tel qu’il est, et non pas comme nous aimerions qu’il soit ou qu’il ait été. Et c’est cela qui me paraît être, dans la démarche des uns et des autres et des différents États qui ont des relations avec le Saint-Siège, le point le plus riche. Rome est vraiment l’un des acteurs de ce monde en devenir, de cette globalisation qui opère.

Vous êtes arrivé à ce poste en avril 2012. En un peu moins de trois ans, quels sont les chantiers dont vous êtes le plus fier ? 
B.J. : Je crois qu’il faut avoir beaucoup de modestie quand on dit qu’on est ambassadeur près du Saint-Siège. On est surtout dans une position d’observation et d’analyse. Néanmoins, j’ai été très fier de pouvoir accueillir le président de la République, en visite, le 24 janvier 2014, ainsi que deux Premiers ministres français, l’actuel et son prédécesseur. J’ai aussi été très fier de pouvoir être le témoin des visites ad limina des évêques français en octobre 2012 et des très riches échanges auxquels elles ont donné lieu. Et puis, au fond, je suis également très content de cette relation tissée, jour après jour, avec la secrétairerie d’État et ses différents responsables sur de très nombreux dossiers que les crises internationales nous ont malheureusement donné de suivre. Je pense à la République centrafricaine où l’Église est très impliquée dans le dialogue interreligieux. Je pense malheureusement à ce qui se passe actuellement au Proche-Orient autour des chrétiens d’Orient, région où la France et le Saint-Siège mènent une action commune pour la défense des chrétiens. Je pense aussi à d’autres situations géopolitiques où nous avons, le Saint-Siège et la France, agi de concert.

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