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Pakistan : le procès du « héros de l’islam » attendra

Eglises d'Asie
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Mumtaz Qadri avait tué le gouverneur du Pendjab pour avoir osé défendre Asia Bibi. Le procès en appel de cet assassin vient d’être repoussé sous les menaces des islamistes.

Le procès en appel de Malik Mumtaz Qadri, assassin du gouverneur du Pendjab Salman Taseer en 2011, lequel devait débuter le 27 janvier, vient d’être repoussé au 3 février. Le pays est sous tension, écartelé entre les pressions et les menaces des islamistes, qui soutiennent le « héros de l’islam », défenseur de la loi anti-blasphème, et les représentants des minorités ainsi que les défenseurs des droits de l’homme, qui craignent une aggravation de l’intolérance religieuse.

Abattu pour avoir soutenu « la blasphématrice Asia Bibi »

Le 4 janvier 2011, à Islamabad, Salman Taseer, gouverneur musulman de la province du Pendjab, était abattu d’une rafale de Kalachnikov par l’un de ses gardes du corps, appartenant à la police d’élite de l’État, Malik Mumtaz Hussein Qadri (Aleteia). Ce dernier se rendait immédiatement, affirmant avec fierté avoir tué au nom de l’islam un « apostat indigne de se dire musulman » et qui, non content d’avoir osé qualifier « les lois anti-blasphème de kala kanoon ("loi noire") », s’était rendu coupable d’avoir « soutenu la blasphématrice Asia Bibi ». Il avait affirmé à la police avoir agi seul, sans l’aide d’une organisation, bien que son affiliation au Dawat-e-Islami, mouvement de prédicateurs extrémistes, ait été rapidement établie.

Salman Taseer, ardent avocat de la démocratie et des droits de l’homme, avait été l’un des rares hommes politiques à défendre la cause d’Asia Bibi, chrétienne emprisonnée et condamnée à mort pour un blasphème qu’elle n’avait pas commis. Malgré les menaces de mort qu’il avait reçues, le gouverneur avait fait savoir qu’il soutiendrait le cas de cette mère de cinq enfants – laquelle attend toujours dans le couloir de la mort de connaître le sort qui lui sera réservé –, étant convaincu de son innocence. Des fatawa demandant sa mort avaient été immédiatement émises par plusieurs mollahs contre lui ; certains avaient même offert des récompenses pour son assassinat, comme pour son collègue chrétien Shahbaz Bhatti, ministre des Minorités, qui sera abattu quelques mois plus tard pour le même soutien apporté à Asia Bibi ainsi que pour son opposition à la loi anti-blasphème. (Aleteia).

Le magistrat qui l’avait condamné contraint à l’exil

Mardi 27 janvier, devait avoir lieu devant la Haute Cour d’Islamabad la première audience du procès en appel de Mumtaz Qadri, aujourd’hui âgé de 30 ans. Ce dernier a été condamné à mort en première instance le 1er octobre 2011 par le tribunal anti-terroriste de Rawalpindi. Dès l’annonce du verdict, le magistrat qui l’avait condamné avait reçu des menaces de mort, l’amenant à quitter le pays.

Lors des audiences qui avaient précédé sa condamnation à mort, des centaines de partisans, d’avocats et d’étudiants des écoles coraniques avaient manifesté dans tout le pays, attendant devant le tribunal avant chaque audition pour l’ovationner et lui lancer des pétales de roses. Une « glorification » de l’assassin du gouverneur qui avait inquiété les minorités et les défenseurs des droits de l’homme.

« Notre nation est divisée en deux camps : les modérés et les extrémistes. La probabilité est faible de voir la justice rendue quand des avocats, qui sont des personnes censées être instruites, couvrent de fleurs le meurtrier d’un gouverneur connu pour ses positions libérales », s’était alarmé, le 9 janvier 2011, le vicaire général de l’archidiocèse de Lahore, quelques jours seulement après la mort de Salman Taseer.

Le même scénario que pour Asia Bibi mais à l’envers…

Mardi 27 janvier, la même situation semble s’être reproduite : mêmes manifestations dans l’ensemble du pays, mêmes menaces de représailles lancées à l’égard du gouvernement si le

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