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Travailler le dimanche doit être exceptionnel, bien payé et compensé, estiment les Entrepreneurs et dirigeants chrétiens

© EDC
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Le travail dominical oui, mais pas à n’importe quelles conditions, prévient leur porte-parole, Cyril de Queral.

Cyril de Queral est chef d’entreprise et président de la commission communication des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC).

Quel regard portent les membres des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens sur le travail dominical ?
Cyril de Queral  : En tant qu’entrepreneurs et dirigeants chrétiens – peut-être d’abord chrétiens et dirigeants ensuite ! –, nous sommes conscients que la France est dans une situation économique difficile, avec un fort taux de chômage. La mise en place de nouvelles façons de travailler, de nouvelles législations qui favorisent le travail sont bonnes. En ce sens, nous sommes plutôt favorables à ce que le travail dominical devienne possible. En revanche, il est pour nous primodial que ce jour ne soit pas considéré comme les autres. Ce serait une très mauvaise décision que travailler le dimanche revienne au même que travailler le
mardi !
 
Quel serait le danger de la généralisation du travail du dimanche ?
Cyril de Queral  : Nous pensons qu’il est important, au-delà de nos valeurs chrétiennes, d’avoir un jour dans la semaine qui soit sanctuarisé et que chacun sache que ce jour-là, a priori, l’on ne travaille pas et que l’on peut se retrouver en famille, entre amis ou entre membres d’une association. Si jamais ceci est supprimé, la vie de toutes les personnes qui travaillent dans les grandes villes sera de prendre le métro le matin, d’aller au travail puis de rentrer le soir se coucher. Elles ne feront rien d’autre de toute la semaine. Le jour où certains seront en repos, les autres ne le seront pas et le lien social disparaîtra. S’il n’y a pas un jour où tout le monde est en repos, nous perdrons tout lien social. En tant que membres des EDC, nous sommes d’accord pour qu’il y ait la possibilité de travailler le dimanche, mais cela doit rester exceptionnel, correctement rémunéré et surtout compensé. 
 
De quelle manière les EDC entendent-elles peser dans le débat ?
Cyril de Queral  : Nous entendons y peser en donnant notre avis dans les médias et auprès de chaque acteur du débat qui nous le demandera. Les EDC ne sont pas une association de lobbying. En revanche, nous bénéficions d’une représentation au Medef et à la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises, ndlr). Nous donnons notre avis à ces syndicats professionnels qui peuvent, eux, porter notre voix.
 
En période de chômage élevé, le travail dominical serait-il une solution pour relancer la consommation, et les embauches ?
Cyril de Queral  : Nous sommes d’accord sur le fait que dans la situation économique actuelle, avec les difficultés et le chômage que nous nous connaissons, il faut ouvrir la possibilité de plus travailler le dimanche. Cette ouverture peut avoir un effet bénéfique sur l’économie. Mais avec cette réserve tout de même : le dimanche, ne doivent travailler que ceux qui le souhaitent, et il faut que ce travail soit rémunéré justement. Forts de nos valeurs et de notre éthique, nous estimons qu’un salarié qui fait un effort particulier en venant travailler le dimanche doit être récompensé. Cela fait partie de nos valeurs de chefs d’entreprise chrétiens. 
 
Que préconise la loi Macron telle qu’elle est présentée à l’Assemblée cette semaine ?
Cyril de Queral  :  Elle propose entre zéro et douze dimanches d’ouverture possible par an, décidés à des échelons locaux et en accord de branches. Cela nous semble acceptable dans le sens où ce n’est pas généralisé et qu’il y a négociation à deux niveaux : avec le pouvoir local d’une part et par branche d’autre part. C’est cela qui est intéressant : nous préconisons la subsidiarité, autrement dit le fait que l’on n’écrive pas au sommet de l’État des lois qui prévoient tous les cas et qui soient indiscutables. Nous sommes davantage favorables à ce qu’un cadre soit posé et que par la suite il y ait des négociation sur le terrain entre les entreprises et les partenaires sociaux, ce qui serait le cas avec cette loi telle qu’elle est présentée aux députés.

Propos recueillis par Mathilde Rambaud

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