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Nigeria : 2 000 civils chrétiens et musulmans massacrés par Boko Haram

AFP PHOTO/STRINGER
NIGERIA, Konduga : Police officers stand guard in front of the burnt-out remains of homes and businesses in the village of Konduga, in northeastern Nigeria, on February 12, 2014 after a gruesome attack by Boko Haram Islamists killed 39 people. "Up to 39 people have been killed and over 70 percent of the village has been razed to the ground," Borno state Governor Kashim Shettima told reporters in the village of Konduga, blaming the February 11, 2014 late attack on the Islamist rebels.

AFP PHOTO/STRINGER
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Plusieurs villages ont été attaqués durant l’action la plus sanglante jamais commise par Boko Haram, qui n’a pas fait de distinction entre chrétiens et musulmans.

Alors que le message « JeSuisCharlie » fait le tour du monde, chacun se rappelle du « BringBackOurGirls » qui l’a précédé, l’enlèvement des jeunes élèves d’une école ayant suscité l’émotion dans le monde entier. Des mois après leur disparition, l’émotion n’y a rien changé : elles ne sont jamais rentrées dans leurs familles. Et la situation ne cesse d’empirer. « J’ai reçu un message de la Christians Association of Nigeria, qui réunit les Églises chrétiennes nigérianes, qui affirme que, dans la zone, Boko Haram a incendié différentes églises et provoqué de nombreuses victimes », a déclaré à l’Agence Fides le père Patrick Tor Alumuku, de l’Archidiocèse d’Abuja, capitale fédérale du Nigeria.

Cette nouvelle attaque de Boko Haram, la pire depuis l’apparition de ce mouvement terroriste en 2009, aurait provoqué le 3 janvier la mort de près de 2 000 civils, selon certaines sources. Différentes églises ont également été incendiées au cours de cette dernière série d’attaques dans la ville de Baga et dans les villages aux environs, dans l’État nigérian de Borno.

Dans un communiqué, Amnesty International est clair : « L’attaque sur Baga et les environs semble être l’action la plus meurtrière commise à ce jour par Boko Haram, dans un crescendo d’attaques haineuses commises par ce groupe. Si les rapports sont avérés, la ville a été partiellement rasée et 2 000 civils ont été tués, ce qui marque une escalade sanglante dans les actes de Boko Haram contre la population civile, a déclaré Daniel Eyre, au Nigeria pour Amnesty International. Nous travaillons actuellement à recueillir plus de détails sur ce qui s’est passé durant l’attaque de Baga. Cette attaque souligne la nécessité urgente que Boko Haram cesse ces massacres insensés de civils et que le gouvernement Nigérian prenne des mesures pour protéger une population qui vit dans la peur constante de telles attaques ».
 

La population en fuite

La population de la zone est en fuite face à l’avancée de Boko Haram. «​ Lorsque les miliciens de Boko Haram arrivent dans une ville importante, ils ne font pas de distinctions entre chrétiens et musulmans et la population s’enfuit, quelle que soit sa religion. Boko Haram ne sépare les musulmans des chrétiens que dans les villages les plus petits », rappelle le père Tor Alumuku. «​ Désormais, nous sommes face à une guerre de dimension régionale. À côté des combattants originaires du Nigeria, Boko Haram a été renforcée par des éléments djihadistes provenant de Libye et du Mali, d’où ils ont été chassés par l’intervention française. Leur objectif est la création d’un califat dans le nord du Nigeria », conclut le prêtre.
 

Un bilan sans doute sous-évalué

Baga est la localité du lac Tchad, située dans le nord du Nigeria dans laquelle, ces jours derniers, Boko Haram s’est emparé de la base de la task force militaire multinationale chargée de la sécurité de la zone. Au cours des attaques perpétrées ces deux derniers jours, selon les moyens de communication officiels nigérians, une centaine de personne a trouvé la mort. «​ En général, les médias nationaux tendent à minimiser le nombre des victimes afin de ne pas enflammer ultérieurement les esprits », précise le Père Tor Alumuku. Le nombre de 2 000 morts avancé par certains n’a cependant pas été confirmé. «​ Il faut tenir compte du fait que, cette semaine, s’est ouverte la campagne électorale en vue des élections présidentielles du mois de février. La situation est donc particulièrement délicate », déclare le prêtre.
 

Une guerre à l’échelle régionale

Plus de 3 000 réfugiés nigérians ayant fui la secte islamiste Boko Haram ont été accueillis au Tchad. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre tchadien, Kalzeubé Pahimi Deubet, pour qui 500 Tchadiens sont par ailleurs rentrés au pays à cause des violences des extrémistes nigérians. Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, la crise du nord-est du Nigeria s’étend toujours davantage aux États limitrophes, notamment du fait des menaces adressées, dans une vidéo attribuée au responsable de Boko Haram, Aboubakar Shekau, au président camerounais, Paul Biya.

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