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Cardinal Tauran : avec l’islam, « nous sommes condamnés au dialogue »

Le cardinal français Jean-Louis Tauran s'est éteint à l'âge de 75 ans.
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Le nouveau camerlingue accueille ces jours une délégation d’imams en visite au Vatican. En septembre, il avait donné une conférence à Versailles sur le dialogue islamo-chrétien.

 
« Dans le dialogue on est encore face à face. Dans la collaboration, on est côte à côté, regardant ensemble dans la même direction, avait analysé le cardinal à Versailles. En travaillant ensemble, au nom de notre foi commune en Dieu, nous aidons l’homme à réaliser toutes les dimensions de son humanité. »

En chemin ensemble vers la Vérité

Le dialogue interreligieux n’a pas pour vocation de créer une religion mondiale qui conviendrait à tous. « Il a pour but de créer un espace pour un témoignage entre croyants, avait rappelé le cardinal Tauran, un espace qui permette une connaissance de la religion de l’autre. »

Définissant le dialogue interreligieux comme « un long pèlerinage vers la Vérité qu’accomplissent les croyants et les chercheurs de
l’Absolu »
, il a rappelé le besoin pour chaque croyant de se convertir lui-même avant de vouloir convertir l’autre. « Celui qui est engagé dans le dialogue doit en profiter pour se laisser convertir davantage par Dieu, car tout homme est tenu de chercher la Vérité, et quand il l’a trouvé, d’y adhérer et d’y conformer sa vie. »

Le dialogue interreligieux n’a pas pour but la conversion du prochain, « bien qu’il crée un climat qui lui est favorable ». Sans jamais édulcorer sa propre identité religieuse, avait insisté le cardinal, « il faut être capable de façonner une attitude pleine de respect pour l’autre, savoir accueillir et se taire pour écouter l’autre et offrir un parti-pris de bienveillance ».

« Non, il ne faut pas avoir peur de l’islam »

Le cardinal Tauran avait été clair : « Nous sommes condamnés au dialogue. Nous évoluons dans un monde où tout se conjugue au pluriel y compris la religion ». Ce n’est pas pour autant que les chrétiens doivent se sentir acculés ou en position de faiblesse. « Non, il ne faut pas avoir peur de l’islam si nous sommes des chrétiens formés et informés, membres actifs dans l’Église, cohérents dans nos engagements, ouverts aux autres pour recevoir et donner. »

« Chrétiens et musulmans sont appelés à relever ensemble un triple défi, avait conclu le cardinal : celui de notre identité ; celui de la différence : l’autre n’est pas nécessairement un adversaire ; et celui du pluralisme : Dieu est mystérieusement présent et à l’œuvre en chacune de ses créatures. » 

Un seul avenir est possible « au regard de ce qu’enseignent l’histoire et les religions » : un « avenir partagé » qui se construit « dans les familles mais aussi à l’école, dans les églises, les mosquées ou les synagogues »

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