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Les 15 maux de la Curie selon le pape François

© ANDREAS SOLARO / AFP

VATICAN-POPE-CURIA-GREETINGS Pope Francis speaks during the audience of the Curia, the administrative apparatus of the Holy See, for Christmas greetings in the Sala Clementina of the Apostolic Palace at the Vatican, on December 22, 2014. AFP PHOTO / ANDREAS SOLARO

Elisabeth de Lavigne - Publié le 22/12/14



6. L’" Alzheimer" spirituel

Autrement dit l’oubli de l’ "histoire du salut", de l’histoire personnelle avec le Seigneur", du "premier amour" " (AP 2, 4). C’est une perte progressive des facultés spirituelles qui petit à petit provoque de graves "incapacités" chez la personne qui en souffre. Elle devient incapable d’exercer une activité autonome, et vit dans un état de dépendance absolue  de ses conceptions, souvent imaginaires.  On le voit chez les personnes qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur ; chez ceux qui dépendent totalement  de leur "présent", de leurs passions, caprices et manies. Içà)ls se construisent des murs autour d’eux des "murs et des habitudes, devenant de plus en plus esclaves d’idoles"…

7. La vanité de la gloire

Quand l’apparence, les couleurs des vêtements ou les médailles deviennent le but premier dans la vie… Cette maladie nous conduit à être des hommes et des femmes faux, à vivre un faux "mysticisme" et un faux "quiétisme"…

8. La schizophrénie existentielle

C’est la maladie de ceux qui vivent un double vie, fruit de l’hypocrisie typique des personnes médiocres et du vide spirituel progressif que les diplômes ou titres universitaires ne peuvent combler. Une maladie qui frappe souvent ceux qui, abandonnant le service pastoral, se bornent aux activités bureaucratiques, et perdent ainsi le contact avec la réalité, avec les personnes concrètes. Ils se créent ainsi leur monde parallèle, où ils mettent de côté ce qu’ils enseignent sévèrement aux autres et commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue. La conversion  est urgente et indispensable pour cette maladie gravissime.

9. Les commérages et les ragots

De cette maladie, j’ai déjà parlé maintes fois, mais jamais assez : c’est une maladie grave qui commence simplement, par un ou deux bavardages, puis s’empare de la personne, qui devient "semeuse de zizanie" (comme Satan), et souvent un "homicide de sang-froid" de la réputation de ses collègues et confrères. C’est la maladie des personnes lâches qui, n’ayant pas le courage de parler directement, parlent derrière votre dos…

10. La déification des chefs

C’est la maladie de ceux qui courtisent leurs supérieurs, espérant obtenir leurs faveurs. Victimes de leur carriérisme et de l’opportunisme, ils honorent les personnes et non Dieu… Ces personnes vivent le service en pensant uniquement à ce qu’ils doivent obtenir, et non à ce qu’ils doivent donner. Ce sont des personnes mesquines et inspirées par leur propre et fatal égoïsme Gal 5,16-25). Cette maladie peut aussi frapper les supérieurs quand ils courtisent leurs collaborateurs pour obtenir leur soumission, leur loyauté et leur dépendance psychologique. Mais le résultat final est une véritable complicité.

11. L’indifférence aux autres

Quand chacun ne pense qu’à soi et perd la sincérité et la chaleur des relations humaines. Lorsque le plus expérimenté ne met pas sa connaissance au service de collègues moins expérimentés. Quand on a connaissance de quelque chose et qu’on le garde pour soi au lieu de le partager positivement avec les autres. Quand, par jalousie ou par ruse, on se réjouit de voir l’autre tomber au lieu de le relever et de l’encourager.

12. La "tête d’enterrement"

C’est la maladie des personnes qui pensent que, pour avoir l’air sérieux, il faut se faire un visage mélancolique, sévère, et traiter les autres – surtout les inférieurs, avec rigueur, dureté et arrogance. En réalité, la sévérité et le pessimisme stérile trahissent souvent la peur et le manque d’assurance   L’apôtre doit s’efforcer d’être une personne polie, sereine, joyeuse et enthousiaste. Un cœur plein de Dieu, est un cœur heureux qui rayonne et communique sa joie à son entourage…

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Tags:
curie romainePape François
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