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CHRONIQUE. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri : sainte Laïcité ?

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L’évêque de Gap et d’Embrun répond aux gardiens du temple de la « sainte Laïcité ».

Je suis scandalisé, et je tiens à le dire ici haut et fort. Dimanche dernier je me suis rendu sur un marché de Noël organisé par une commune et quelle ne fut pas ma surprise, là, juste à l’entrée, devinez ce qui s’affichait sous nos yeux ? Une crèche vivante. Oui, oui, vous avez bien entendu : une crèche vivante, là, sur un marché communal ! Mais attendez, le scandale a été à son comble lorsque mes oreilles ont été agressées, littéralement agressées, par la sonorisation qui diffusait sur l’ensemble du marché, vous savez
quoi ? L’Ave Maria de Gounod ! J’ai aussitôt demandé un siège pour m’asseoir. J’étais tellement bouleversé par un tel scandale que j’ai frisé la syncope. Vous vous rendez compte, une crèche vivante sur un marché communal ! On ne respecte plus rien, même pas la
laïcité !

Dès que j’ai retrouvé mes esprits, je me suis empressé de dénoncer le maire de cette commune aux gardiens du temple de « sainte Laïcité ».

J’espère que vous n’avez pas pris mes propos au sérieux, et s’ils vous font sourire vous avez bien raison tant ce type de débat sur les crèches dans les lieux publics est dérisoire, grotesque, pour ne pas dire un combat d’arrière-garde.

Les exemples ne manquent pas. La crèche installée dans le hall du Conseil général de Vendée a fini devant les tribunaux. L’Enfant Jésus n’était pas encore dans sa crèche, mais un couple et quelques animaux sur la paille ont suffi pour faire plier le tribunal administratif de Nantes. Soit dit en passant, certains pourront s’étonner de la rapidité de la justice dans cette affaire, ce qui n’est pas toujours le cas. Le maire de Béziers a également eu l’idée saugrenue de concevoir Noël dans ses origines et avec ses traditions, malgré les pressions. Il maintient la crèche dans sa mairie en dénonçant, je cite, « les ayatollahs de la laïcité », visant ainsi la fédération de la Libre Pensée qui n’aime pas que l’on pense autrement qu’elle !

Continuons dans le grotesque. L’an dernier, à Nantes, un marché de l’Avant a été organisé. Tout en gardant son A majuscule, l’orthographe est passé de A.V.E.N.T à A.V.A.N.T. J’espère seulement que le Père Noël de l’affiche représentait celui de Coca-Cola et non saint Nicolas. Lire la suite sur le site du diocèse de Gap