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Serait-ce la fin des chrétiens d’Orient ?

Paul Malo / Aleteia
Erbil cathedral
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Se poser la question de la disparition des chrétiens d’Orient n'a hélas aujourd'hui plus rien de saugrenu.

Le 5 décembre dernier se tenait à Paris le colloque de l’Aide à l’Église en détresse (AED), intitulé cette année : « Vers un nouveau Moyen-Orient – la fin des chrétiens d’Orient ? ». Marc Fromager, le directeur national de cette fondation pontificale, l’a annoncé sans détour dès son propos liminaire : « L’éventualité de leur disparition aujourd’hui ne relève plus d’une provocation rhétorique ou d’un scénario exagérément alarmiste, mais malheureusement d’une probabilité croissante ».

Intervenants, journalistes, historiens et politiques… Tous ont  décrit une situation dans laquelle les puissances mondiales « avancent leurs pions » au détriment des populations locales. Les ressources en pétrole, convoitées par tous les grands pays du monde, mettent une pression considérable sur les épaules des peuples autochtones.

Mais c’est un problème lié au gaz qui a déclenché les troubles actuels, dont la clé est en Syrie, comme l’explique Marc Fromager. Le Qatar, afin d’inonder le marché européen de cette ressource, souhaitait construire un oléoduc qui aurait traversé le territoire syrien. Le président syrien, Bachar el-Assad, a refusé, par fidélité envers son allié historique russe, ce qui lui a valu nombre des tentatives de déstabilisations récentes. Son régime dictatorial, détesté par une large partie de la population, s’est révélé plus solide que ne l’escomptaient les Qataris et leurs alliés. À présent, une majorité de Syriens le soutient, souhaitant que le pays sorte enfin du chaos.
 

La France a trahi les chrétiens d’Orient

Antoine Sfeir, journaliste franco-libanais et directeur des Cahiers d’Orient, regrette amèrement que la France ait trahi son rôle de protectrice des minorités chrétiennes d’Orient. La France avec son « ministre étranger aux affaires » a choisi le camp du Qatar. Il ne fait pas cette dénonciation par amour pour le clan Assad : « Je porte sur mon corps les marques de la police d’Hafez el-Assad, le père de Bachar », rappelle-t-il. Mais l’Occident s’est fait l’allié du pire ennemi des chrétiens d’Orient, l’islam radical sunnite, bien plus extrémiste et destructeur que le régime des mollahs iraniens, par exemple.

Ce contexte mouvant, inquiétant, a été souligné par le Custode de Terre Sainte, le père Pizzabella. Cette année a été au Proche-Orient ce que la Première Guerre mondiale a été pour l’Europe : « Les anciennes règles n’existent plus, affirme-t-il, mais nous ignorons encore à quoi ressembleront les nouvelles règles ».

Aide à l'Eglise en Détresse


 

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