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Saint Nicolas, de l’homme de Dieu au Père Noël

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Longtemps, le 6 décembre est resté aussi important que le 25. C’est à cette date, jour de la saint Nicolas, que les enfants recevaient des présents, orange ou pain d’épices.

Saint Nicolas a profondément marqué les traditions de fin d’année, sa fête est encore très populaire en Europe du Nord et de l’Est et dans l’Église orthodoxe en général.

Il est pourtant né en Turquie à Patare, une cité du sud-ouest du pays, entre 250 et 270 ap. J.-C. environ. Il grandit dans une riche famille chrétienne. Son oncle est l’évêque de Myre, une ville portuaire qui est alors très importante. Le jeune Nicolas choisit très vite d’œuvrer pour lutter contre toute forme de misère humaine. À la mort de son oncle, il est élu pour prendre la tête de l’évêché, à une période où la religion catholique est interdite dans l’Empire Romain (l’Édit de Milan qui la reconnaît ne paraît qu’en 313). Nicolas meurt ente 334 et 352, un 6 décembre.

De nombreux faits et gestes lui sont attribués, peut-être un peu exagérés à force de transmission orale… c’est ainsi que l’histoire de l’homme de Dieu devient légende populaire.

Les histoires légendaires de Saint Nicolas

Lorsque saint Nicolas n’était pas encore évêque, on raconte qu’il aurait sauvé trois jeunes filles de l’esclavage. En effet, leur père était si endetté qu’il n’avait plus d’autre solution que de les vendre comme esclaves. Cela se faisait couramment dans l’Antiquité.

Lorsque Nicolas l’apprit, il alla jeter de l’argent par la fenêtre de la chambre à coucher dupère et ce pendant trois nuits. L’homme avait alors assez d’argent pour honorer ses dettes et pourvoir ses trois filles d’une dot. D’autres versions de cette histoire racontent que saint Nicolas aurait jeté les pièces… par la cheminée ! Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ?

Le chiffre 3 revient souvent dans ce qui est retenu de la vie du saint. Il serait également intervenu en tant qu’évêque auprès du gouverneur de Myre en faveur de trois innocents, les sauvant de la décapitation. Par une autre intervention, cette fois auprès de l’empereur Constantin, il aurait réussi à faire épargner trois officiers injustement condamnés.

À force de transmission souvent orales et d’interprétations diverses, les jeunes filles ou les soldats deviennent « trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs », ainsi que le raconte une chanson populaire de l’est de la France. Trois petits enfants égarés à la nuit tombée frappent à la porte d’un boucher. Celui-ci les accueille, les fait dîner… puis les coupe en petits morceaux avant de les jeter dans son saloir. Sept ans plus tard, saint Nicolas frappe à son tour à la porte du boucher, et demande à goûter ce salé. Le boucher pris de panique s’enfuit et saint Nicolas, étendant trois doigts au dessus du saloir, ressuscite les enfants.

Depuis le XIIe siècle, on raconte aussi que dans la nuit du 5 au 6 décembre, saint Nicolas va de maison en maison pour demander aux enfants s’ils ont été obéissants. Les enfants sages se voient remettre des cadeaux, ceux qui ont été moins sages se retrouvent face au père Fouettard, au nom très explicite.

C’est ainsi que saint Nicolas devint le patron des petits enfants et, par extension, des écoliers.

De l’Orient à la Laponie

Saint Nicolas est d’abord célébré en Orient, où sa générosité à l’encontre des plus vulnérables en fait le protecteur des prisonniers, des opprimés, mais aussi des navigateurs.

À partir de 1087, sa renommé atteint l’Europe occidentale lorsque des marins de Bari (en Italie du Sud) allèrent à Myre sauver son corps des mains des musulmans.

Quelques années plus tard, Charles Aubert de Varangéville, originaire de Lorraine, rapporta de Bari la « dextre bénissante », c’est à dire une phalange de la main droite du saint.

Cette relique justifia en 1101 la construction d’une première église qui attira à elle de nombreux pèlerins. Les pèlerinages attirèrent à leur tour des marchands venus de toute l’Europe. La petite ville de Port devient alors Saint-Nicolas-de-Port, centre économique du duché de Lorraine.

Même après la Réforme protestante du XVIe siècle, la fête de la Saint-Nicolas continuait à être organisée un peu partout en Europe. Au Nord, elle rencontra les légendes entourant le dieu Odin.

Quand les Européens partirent peupler les nouveaux États-Unis au XIXe siècle, saint Nicolas devint « Santa Claus », du nom local de Nicolas. Là-bas, on trouva plus approprié de rapprocher cette « fête des enfants » de celle de « l’enfant Jésus ». Saint Nicolas commença à faire sa tournée des foyers la nuit du 24 décembre. Les traditions évoluèrent ensuite quelque peu et le Père Noël fit de l’ombre à l’évêque de Myre… mais la saint Nicolas demeure une grande fête populaire dans de nombreuses régions du monde.

Vous voulez en savoir plus sur saint Nicolas ?
À lire : Les plus belles Saint-Nicolas en Lorraine, de Marie-Hélène Colin, sorti en 2011 aux éditions Place Stanislas.

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