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L’esclavage des enfants explose au Népal

Eglises d'Asie

Eglises d'Asie - Publié le 27/11/14

Travail forcé, prostitution… L'exploitation des enfants ne cesse d’augmenter dans ce pays où l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) recense le tiers des victimes dans le monde.

Le trafic des enfants et leur exploitation forcée n’ont cessé de croître ces dernières années pour atteindre en nombre le tiers des victimes recensées dans le monde en 2014, a déclaré l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans un rapport publié lundi 24 novembre.

Cette étude préoccupante tombe en pleine célébration des 25 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, célébrée le 20 novembre dernier. Au Népal, classé à la 5e place du Rapport mondial sur l’esclavage publié le 17 novembre dernier, plusieurs ONG et associations chrétiennes ont profité de cette journée commémorative pour lancer des programmes de sensibilisation à l’esclavage et à la traite des enfants.

L’histoire d’une petite fille de 11 ans

Parmi ces initiatives, le projet « End Child Slavery week », mené par les Nations Unies et un ensemble d’ONG, a lancé son programme mondial pour l’éradication de l’esclavage des enfants avec un mini-reportage « Stand With Sanju », qui raconte l’histoire vraie d’une petite fille de 11 ans, envoyée par ses parents vivant dans une région rurale déshéritée du Népal travailler dans une fabrique de tapis à Katmandou.

La campagne bénéficie de la notorité du Prix Nobel de la Paix 2014, Kailash Satyarthi qui soutient le programme de la Free Walk Foundation, une ONG luttant contre l’emploi illégal des enfants dans les manufactures de tapis au Népal. Avec l’aide de GoodWeave international, qui milite contre l’abolition de l’esclavage des enfants, Sanju, qui travaillait sans relâche de 4 h du matin à plus de 20 h dans des ateliers où elle « nouait des fils à s’en faire saigner les doigts », a été retirée de la manufacture avec d’autres enfants et suit aujourd’hui un programme de scolarisation.

10 000 enfants illégalement employés

Au Népal, la majeure partie de la main-d’œuvre de l’industrie du textile est infantile et l’on estime à plus de 10 000 les enfants illégalement employés dans les manufactures de tapis. « Le travail des enfants était un phénomène courant dans les années 1990, puis il avait diminué de manière significative grâce au travail de nombreuses ONG dans le pays ; mais aujourd’hui, tout recommence de plus belle », analyse Kul Gautam, ancien directeur adjoint de l’UNICEF.

Le nombre des enfants exploités a augmenté dans tous les secteurs d’activité ; l’agriculture, les petits métiers de service (cuisine dans les restaurants, vente à l’étalage, etc), les usines, les mines ou les tristement célèbres briqueteries népalaises où ils sont des milliers à travailler plus de seize heures par jour, dans la poussière et la chaleur, portant des charges faisant le double de leur poids.

Selon Kul Gautam, la hausse significative de l’exploitation infantile ces dernières années est selon lui une conséquence directe de la guerre civile, qui ne s’est achevée en 2006 que pour laisser place à une situation de grande instabilité politique et économique dans laquelle le pays est toujours embourbé.

Les maoïstes recrutent massivement des enfants soldats

De nombreux ouvriers et paysans étant partis chercher du travail à l’étranger, un grand nombre de familles fragiles économiquement, se sont retrouvées sans ressources. Par ailleurs, les maoïstes s’étant mis à recruter en masse des enfants soldats, la plupart des parents, craignant qu’ils soient enrôlés de force, ont envoyé leurs enfants dans les grandes villes du Népal où ils se sont retrouvés à la merci de propriétaires d’usines et d’employeurs prêts à exploiter cette main-d’œuvre vulnérable et bon marché. À cette situation déjà critique, s’est ajoutée la nationalisation des manufactures de tapis et d’un bon nombre d’usines par les maoïstes à leur arrivée au pouvoir en 2008.

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Tags:
esclavageesclavage sexuel
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