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OPINION. Madame Veil, que de souffrance cache-t-on en votre nom !

DR / Wikimedia

Simone Veil

Pierre Jova - Publié le 26/11/14

Que dirait Simone Veil aujourd’hui ? Force est de constater que, au fil des années, la logique de sa loi a profondément été modifiée. D’une dérogation, elle est devenue un droit, que certains affirment fondamental.

Il y a quarante ans, le 26 novembre 1974, Simone Veil défendait son projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse à l’Assemblée. Devant le flot de critiques, elle déclarait, gravement : « Je le dis avec toute ma conviction, l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue ». Votée en janvier 1975, la loi Veil réaffirmait donc le principe de la défense de la vie humaine, et y ajoutait une dérogation. L’avortement était un acte hier illégal, aujourd’hui dépénalisé.

Que dirait Simone Veil aujourd’hui ? Force est de constater que, au fil des années, la logique de sa loi a profondément été modifiée. D’une dérogation, elle est devenue un droit, que certains affirment fondamental. La loi Veil sert de caution à une dérive permissive. L’accès à l’avortement a été banalisé, son recours est présenté comme l’unique horizon d’une grossesse difficile. On a supprimé la notion de « détresse », ravalant l’IVG à un acte médical « comme un autre ». On a même parlé d’ôter la clause de conscience aux médecins refusant de le pratiquer. Enfin, toute tentative d’avoir un discours alternatif à ce sujet, ne serait-ce que pour rappeler que l’IVG n’est un pas un acte anodin, est immédiatement étouffée. Toute discussion est bloquée. Prendre la plume (enfin le clavier) pour parler de l’avortement entraîne presque automatiquement une accusation, sinon un soupçon de religiosité mal placée.

Je sais ce qu’on me répondra : « No uterus, no opinion ». Un homme qui écrit au sujet de l’avortement, de quoi se mêle-t-il ? Pourtant, chacun sait qu’une décision relative à une interruption de grossesse ne concerne pas que la seule mère. Pour concevoir un enfant, même avec les pires procédés et manipulations, il faut encore être deux, et de sexe opposé. Le père a son mot à dire. Croyez-vous qu’un « je suis enceinte », confié dans un souffle, laisse de marbre ? En outre, avorter engendre un impact sur l’entourage de la mère. Ses amis, sa famille, s’ils sont au courant, ne peuvent rester indifférents. Qu’il me soit donc permis d’évoquer l’avortement. Au nom de toutes celles qui croisèrent mon chemin, et qui furent confrontées à la décision de garder ou non leur enfant. Lire la suite sur les Cahiers Libres

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