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Israël : la conversion au judaïsme facilitée

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Le gouvernement israélien adopte un projet de loi sur la révision de la procédure israélienne de conversion au judaïsme. Elle sera plus simple et plus rapide.

Ce projet de loi ambitieux a été voté le 2 novembre dernier à l’unanimité, mais contre l’avis du premier Ministre Benjamin Netahyahu. L’initiateur de cette loi, Elazar Stern, est un député du parti centriste Hatnua. Juif pratiquant, il s’est engagé à quitter la coaltion si le projet de loi était rejeté, car, estime-t-il, « la procédure actuelle coupe un grand nombre d’Israéliens du judaïsme ».
 
En pratique, cette loi permettrait au grand rabbin de chaque ville israélienne de mettre en place et de diriger une cour régissant les conversions selon des critères fixés par le grand rabbinat d’Israël. Jusqu’à présent, la procédure était fixée par seulement quatre tribunaux relevant du rabbinat orthodoxe, et la lourdeur des formalités administratives s’apparentaient pour beaucoup à de la discrimination. Cette mesure devrait mettre fin à une situation difficile pour près de 364 000 israéliens officiellement « sans religion », mais qui souhaiteraient pour la plupart voir leur judéité reconnue.
 
Pour le grand rabbin d’Israël David Lau, cela permettra aussi de mieux cadrer la Loi du retour, afin qu’elle ne s’adresse qu’à des juifs. Il confiait ainsi à JSS News : « Il faut amender immédiatement la Loi du retour de manière à ce qu’elle n’inclue que les juifs, tels qu’ils sont définis par la Halakha [loi juive]. Israël peut décider de devenir le troisième État-providence du monde. Mais, tant qu’il n’a pas pris cette décision, il doit cesser d’autoriser des non-juifs à faire l’alya [immigration d'un juif en Israël] ». Donnant l’exemple d’une famille russe qui a invoqué le « droit au retour » grâce à un grand-père juif enterré à Moscou, il explique qu’avec ce seul ascendant 73 personnes se sont légalement installées en Israël. Cet exemple illustre selon lui le « grand danger » que représent pour Israël les mariages interconfessionnels. La loi promulguée, qui met en colère certains conservateurs craignant que l’on brade l’identité juive, est défendue comme allant dans le sens d’une plus grande homogénité d’Israël.
 
Pour l’heure, l’État d’Israël considère que toute personne ayant des ascendants juifs sur trois générations a droit au retour. Il se fixe sur les critères des lois de Nuremberg, promulguées par le régime nazi : l’idée sous-jacente était d’accueillir toutes les victimes potentielles de l’antisémitisme.