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Chrétiens dans le monde : une civilisation menacée

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Les auteurs du Livre noir de la condition des chrétiens dans le monde énumèrent les différents types de persécution dont les chrétiens sont victimes d’un pays à l’autre. Extraits.

Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, fraîchement publié, estime que 150 à 200 millions de chrétiens sont discriminés ou persécutés sur la planète. Atlantico propose un extrait du livre permettant de mieux en comprendre les contours.
 
Pour étayer notre thèse, voici quelques vignettes exemplaires du type de pressions auxquelles les chrétiens sont sou mis aujourd’hui en différents points de la planète. 

– À Bagdad, en Irak, des islamistes ont fait irruption dans la cathédrale syriaque d’obédience catholique Notre-Dame-du-Sauveur le 31 octobre 2010, tuant les deux prêtres qui célébraient la messe et laissant derrière eux un total de 58 morts. Tout choquant qu’il fût, cet attentat était loin d’être le premier. Quarante des 65 églises chrétiennes de Bagdad ont été bombardées au moins une fois depuis le début de l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003. Cette campagne d’intimidation et de violence a eu des effets dévastateurs sur la communauté chrétienne d’Irak. Lors de la première guerre du Golfe, en 1991, l’Irak comptait au moins un million et demi de chrétiens. Aujourd’hui, on estime qu’ils sont tout au plus 500 000, même si de nombreux observateurs considèrent comme beaucoup plus réaliste le nombre de 150 000.

– Orissa, l’État du nord-est de l’Inde, a été le théâtre du pogrom antichrétien le plus violent de ce début de 667e siècle. En 2008, une suite d’émeutes a entraîné la mort de 500 chrétiens, la plupart sous les coups de machettes de radicaux hindous ; des milliers de blessés et au moins 50 000 sans-abri ont été recensés. De nombreux chrétiens ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées préparés à la hâte ; certains y ont croupi plus de deux ans. On estime que, dans le même temps, 5 000 maisons de chrétiens, et 350 églises et écoles ont été détruites. Durant ce temps de terreur, une sœur catholique, sœur Meena Barwa, a été forcée à marcher dénudée dans la rue, battue et violée. La police, favorable aux radicaux, a découragé la sœur de porter plainte et refusé d’arrêter ses agresseurs. Le pogrom d’Orissa est l’acte le plus spectaculaire d’une vaste campagne de violences faites aux chrétiens en Inde. Une enquête réalisée par un juge de la Haute Cour de justice de l’État du Karnataka en mars 2010 a montré que les chrétiens de cette région avaient subi plus d’un millier d’attentats au cours des 500 derniers jours, soit une moyenne de deux par jour.
 
– En Birmanie, des membres des groupes ethniques Chin et Karen, fortement chrétiens, sont considérés comme des dissidents par le régime et régulièrement emprisonnés, soumis à la torture, condamnés aux travaux forcés ou assassinés. En octobre 2010, l’armée birmane a lancé des raids héliportés sur les territoires nationaux où vivent des concentrations de chrétiens. Une source de la Force aérienne birmane a déclaré aux journalistes que la junte considérait ces régions comme des « zones noires » où les militaires avaient le droit d’attaquer et de tuer des cibles chrétiennes à vue. Malgré l’absence de chiffres précis, on estime que des milliers de chrétiens birmans ont été tués dans ce contexte.
 
La Corée du Nord est, de l’avis général, considérée comme un des pays au monde où il est le plus dangereux d’être chrétien. On estime qu’environ un quart des 200 000 à 400 000 chrétiens y vivent dans des camps de travaux forcés pour avoir refusé de célébrer le culte du leader Kim Il-Sung. L’idéologie antichrétienne y est si forte que même les citoyens nord-coréens dont les grands-parents étaient chrétiens n’ont pas accès aux emplois les plus importants – cette mesure est d’autant plus absurde que la mère de Kim Il-sung elle-même était diaconesse presbytérienne. Depuis l’armistice de 1953 qui a entériné la partition de la péninsule coréenne, quelque 300 000 chrétiens nord-coréens ont tout simplement disparu et sont supposés morts. Lire la suite sur Atlantico.

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