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Sida : guérison de deux patients infectés par le virus

© NIH/NIAID
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La découverte de scientifiques français permettrait de guérir les personnes infectées par le VIH en recourant à la génétique. Explications.

Alors que l’on ne pouvait jusqu’à maintenant pas parler de guérison dans le cas du virus du sida, les recherches d’un groupe de scientifiques français pourraient bien être en train de changer la donne. En effet, d’après la revue médicale Clinical Microbiology and Infectionles anticorps du VIH retrouvés chez deux patients qui ne manifestaient pas de symptômes cliniques et dont le sang ne laissait rien apparaître, ont permis à deux équipes de chercheurs de l’Inserm de Créteil et de l’Inserm-Université d’Aix-Marseille d’expliquer leur guérison spontanée.

Il s'agirait d'un processus d’intégration du virus à leurs gènes, puis d’une désactivation de celui-ci par le biais d’une enzyme, l’Apobec, qui interrompt le processus de multiplication du VIH. Cette enzyme présente chez l’homme a pour fonction de combattre les virus, mais est d’ordinaire désactivée par la protéine du VIH.
 
Le professeur Didier Raoult, coauteur de l’article paru mardi, a expliqué au Point que cette découverte pourrait constituer une piste sérieuse pour le traitement des sujets infectés, et rapproche ce phénomène de résistance à un rétrovirus de celui que l’on a pu observer chez les koalas au cours des dernières années. Cette espèce était en effet menacée par la propagation d’un virus similaire à celui du sida au début du siècle, mais commence à pouvoir y résister en l’assimilant à son ADN dans une version désactivée, un système d’immunisation que l’espèce humaine aurait souvent connu : « On sait aujourd'hui qu'environ 8 % du génome humain contient des rétrovirus désactivés. Il y a plusieurs millions d'années, les premiers rétrovirus l'envahissaient, et la riposte trouvée par l'espèce humaine a été d'intégrer ces gènes en les détériorant. C'est en fait la plus ancienne façon de lutter contre l'ennemi microbe », indique le professeur Raoult. Dans le cas du sida, il s’agirait donc de stimuler l’Apobec pour lui permettre d’éradiquer la maladie.

ST
 

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