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Dans le sillage du synode, la pastorale familiale se cherche en Corse

Diocèse d'Ajaccio
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La question des divorcés-remariés a retenu l’attention des médias lors du synode sur la famille à Rome. Le diocèse d’Ajaccio poursuit sur le terrain sa tentative de revitaliser l’ensemble de la pastorale familiale.

Un constat semble s’imposer auprès des acteurs de la pastorale familiale en Corse : le manque de formation des publics visés. Prêtres, diacres, laïcs, ils ne ménagent pourtant pas leur peine mais le champ est vaste, peut-être plus vaste qu’on ne l’aurait souhaité. Car pour Pierre-Ange Agostini, diacre permanent à Bastia, en charge de la pastorale de la famille pour la Haute-Corse, « il est étonnant de constater combien de baptisés sont éloignés de la connaissance de la foi et du message de l’Evangile sur les familles »

Juste une bénédiction ?

Ce manque de formation, l’abbé Ange-Michel Valéry de Calvi le constate lors de ses préparations au mariage : «Certains des couples qui viennent me voir veulent juste une petite bénédiction. Mais le mariage n’est pas juste une petite bénédiction, c’est un sacrement. Et beaucoup n’ont pas fait leur communion. Il faut donc alors se passer de l’eucharistie lors de la cérémonie. »

On continue pourtant de se marier et de baptiser les enfants en Corse. On assiste même à une bonne vitalité des catéchumènes, des adultes qui veulent revenir vers la foi, se faire baptiser… Où résiderait donc le problème ? Pour le père Critian Pisu, prêtre capucin en charge de la pastorale des jeunes, « la transmission de la Foi est la question névralgique. Autrefois, elle était naturellement assurée par les familles. Cela n’est plus toujours le cas. Il faut à nouveau brancher les familles à la Foi et au Christ ». 

Où est passée la transmission de la foi ?

Les familles jouent donc moins le rôle que l’Église attend d’elles. L’évolution du format des familles peut expliquer cette perte de transmission comme le relève l’abbé Valéry : « Beaucoup de la transmission de la foi passait par les mères. Aujourd’hui, elles en prennent beaucoup moins le temps. Et ce n’est pas toujours facile de dire que Dieu est le père quand ce père n’est justement plus à la maison… »

Rythmes de la vie professionnelle, nouveaux rythmes scolaires, concurrence des activités de loisir surmultipliées, cela n’est pas toujours facile de trouver des bénévoles qui soutiennent les acteurs de la pastorale familiale, cela n’est pas toujours facile de trouver des familles qui acceptent de se poser pour raccrocher ses wagons à une formation spirituelle pour l’un ou l’autre de ses membres. À Venzolasca, Pierrette Poli, catéchiste, raconte le parcours du combattant qu’elle effectue pour former ses jeunes dans la cadre du catéchisme paroissial, un élément distinct de la pastorale familiale mais qui a une influence considérable sur elle : « Les enfants sont le plus souvent éparpillés dans la plaine. Il faut que j’aille les chercher à la sortie de l’école, que je leur donne un goûter et là, enfin, ils peuvent nous écouter avant que  les parents ne viennent les rechercher. À cause des nouveaux horaires, on ne peut plus utiliser la salle des fêtes. Il faut être motivés ! »

Quelles solutions alors pour transmettre à nouveau les valeurs chrétiennes qui fondent les bases de la famille ? Pour Pierre-Ange Agostini, le besoin est clair : « Quand on rappelle les fondements du mariage, les gens nous regardent souvent avec des yeux ronds quand on leur dit que la fidélité, ça va bien au-delà du seul refus de l’adultère ». Il semble alors essentiel de d’abord remettre la foi davantage au cœur de nos vies, au-delà des concurrences représentées par les loisirs matériels et autres activités annexes. En ce sens, Monseigneur de Germay a demandé que la foi catholique soit par exemple un sujet en soi d’une préparation au mariage et pas seulement saupoudrée au cours du processus de formation.

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