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Hong Kong : la « révolution des parapluies » retentit en Chine continentale

Eglises d'Asie
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Le mouvement de contestation sans précédent que connaît Hong Kong touche les intellectuels et les militants d’ONG de Chine continentale. Deuxième partie de l’article « Hong Kong après la Révolution ».

Le plus grand mouvement de contestation qu’ait jamais connu Hong Kong est-il condamné à céder face à Pékin ? Qu’ont obtenu les étudiants, qui le 28 octobre, se sont réunis par milliers afin de marquer un mois de manifestation ininterrompue et d’observer 87 secondes de silence en souvenir des 87 salves de gaz lacrymogène tirées par les policiers le 28 septembre ?

C’est ce que tente d’analyser Willy Lam(1), dont le texte ci-dessous a été mis en ligne en langue anglaise le 23 octobre dernier sur le site de la Jamestown Foundation, think tank basé aux États-Unis. La traduction de ce texte, « Hong Kong après la révolution », dont la première partie a été reprise par Aleteia sous le titre « Chine/Hongkong : un mois de Révolution des parapluies », est de la rédaction d’Églises d’Asie.

La « révolution des parapluies » représente un cas unique en son genre, car elle a su faire résonner une corde sensible chez les intellectuels de Chine continentale. Depuis sa prise de pouvoir lors du 18Congrès du Parti communiste chinois en novembre 2012, Xi Jinping ne cesse de mettre en avant le fait que le peuple chinois doit avoir « pleine confiance dans la voie, les concepts et les institutions du socialisme "à la chinoise" ». La Chine, met encore en garde le président, ne devra jamais tomber dans les « chemins tortueux et déviants » des idéologies politiques et des institutions occidentales (People’s Daily, 21 février 2014).

Des intellectuels et des militants d’ONG

Mais aujourd’hui le gouvernement de Xi Jinping doit faire face au fait que les étudiants de Hong Kong ont non seulement contesté ses prises de position politiques, mais ont réussi à rallier à eux bon nombre d’intellectuels et de militants d’ONG en Chine. En réalité, la « révolution des parapluies » a créé une sorte d’unité entre les différents militants de Chine continentale et ceux de Hong Kong. Depuis les années 1980, les députés pro-démocrates et les groupes de la société civile à Hong Kong ont apporté un soutien moral, – voire occasionnellement financier –, aux dissidents de Chine occidentale, qu’il s’agisse de Liu Xiaobo ou de Hu Jia, ou encore des Mères de Tiananmen.

Malgré la censure et les emprisonnements

Dès que le mouvement Occupy Central a été lancé dans les derniers jours de septembre, Pékin a imposé la censure des médias concernant les nouvelles en provenance de Hong Kong. Les reportages de la CNN et de la BBC sur les événements ont vu leur diffusion bloquée en Chine. Et pourtant, les censeurs n’ont pas réussi à empêcher des foules d’intellectuels reconnus d’apporter publiquement leur soutien à Occupy Central (Associated Press, 30 sept 2014 ; Inmediahk.net [Hong Kong], 30 sept 2014).

Le département de la Sécurité d’État en Chine continentale a fait emprisonner une centaine de dissidents qui avaient ouvertement déclaré leur soutien au mouvement pro-démocratie de Hong Kong, certains ayant eu la tête rasée pour avoir seulement organisé des groupes de discussion dans un cadre privé. Ainsi le célèbre poète Wang Zang, ainsi que sept autres intellectuels, ont été arrêtés par la police de Pékin alors qu’ils s’apprêtaient à commencer une soirée de lecture poétique en soutien des manifestations à Hong Kong. Wang Zang et plusieurs autres protestataires devraient être prochainement chargés de l’habituelle et néanmoins très vague accusation de « troubles à l’ordre public », qui conduit généralement à trois ans de prison.

Une menace politique pour le pouvoir communiste

Le nombre des intellectuels qui ont été harcelés ou arrêtés a dépassé celui de ceux qui avaient été emprisonnés pour avoir participé à l’éphémère « révolution du jasmin » dans plusieurs villes de Chine en 2011, ce qui semble indiquer que Pékin considère la situation à Hong Kong comme une menace politique beaucoup plus sérieuse (Apple Daily [Hong Kong ] 13 octobre 2014, ABC Nouvelles, 8 octobre 2014).

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