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Les 12 clés du Synode sur la famille

© Sabrina Fusco / ALETEIA
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Qu’est-ce qui a été dit, qu’est-ce qui n’a pas été dit durant le synode sur la famille ? Et à quoi auront servi ces 15 jours de débat ? Aleteia fait le point.

 

6.-  Changer la pastorale, pas la doctrine
Une chose est de comprendre et d’accompagner les familles en vivant avec elles la souffrance d’une crise ou de situations irrégulières, et une autre d’accepter ces  situations irrégulières, comme si  elles avaient l’approbation de l’Eglise. Le Synode n’est pas venu changer la doctrine, mais la pastorale.

7.-  Le message de la beauté de la famille
Le message du Synode manifeste comment le Christ continue à passer dans les rues de nos villes et dans nos foyers en montrant la  “beauté” de la famille, reflétée dans le témoignage quotidien offert par de nombreuses familles à l’Eglise, ainsi qu’au monde par « leur fidélité, leur foi, leur espérance et leur amour“ , en dépit des difficultés… Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l’amour conjugal  parce que l’affaiblissement de la foi et des valeurs, l’individualisme, l’appauvrissement des relations, le stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale.”On assiste alors à « de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice ».

8.- "Le fétichisme de l’argent"
Nous pensons, dit le Message du Synode, aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le « fétichisme de l’argent » et par « la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain » (Evangelii gaudium, 55), qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées désœuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité ”.  Nous pensons à la foule des familles pauvres, aux familles de réfugiés, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi,  à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres, aux femmes qui subissent la violence, aux enfants et aux jeunes victimes d’abus ». Et d’ajouter: “ Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun… Le Christ a voulu que son Église soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne.”

9.-  Allers vers périphéries sans négliger les témoins
Jésus-Christ n’est pas allé chercher les bons, mais les publicains et les pécheurs. Il faut sortir pour aller vers les périphéries, sans négliger les familles qui servent de modèles et de témoignage pour les autres familles. “Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et avec le prochain –dit encore le Message du Synode – est l’Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l’Église, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l’histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le «Christ sera tout en tous ” (Col 3, 11). Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées”.

10.- Le souci de miséricorde
Le Synode ne remet pas en question la doctrine, mais réfléchit sur la pastorale, soit le discernement spirituel pour l’application de celle-ci. La miséricorde  ne supprime pas les commandements mais constitue leur clé herméneutique  (art d’interpréter les textes sacrés). La sexualité doit être abordée de façon très positive, car on parle si souvent des aspects négatifs  de la sexualité hors mariage qu’il semble que la sexualité dans le mariage soit “une concession à une imperfection  ”.