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Les 12 clés du Synode sur la famille

© Sabrina Fusco / ALETEIA
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Qu'est-ce qui a été dit, qu'est-ce qui n’a pas été dit durant le synode sur la famille ? Et à quoi auront servi ces 15 jours de débat ? Aleteia fait le point.

Le Synode extraordinaire des évêques sur la famille s’est achevé avec la béatification du pape Paul VI. Et il semble que le grand public en soit ressorti un peu déconcerté par les articles de presse dans lesquels l’Eglise a parue divisée sur des thèmes d’actualité brûlants tels que l’accueil des personnes homosexuelles, les divorcés remariés, la  crise de la famille…

Aussi nous a-t-il semblé nécessaire, au-delà des idées préconçues de certains journalistes, des a priori orientés et des raccourcis réducteurs, de revenir sur quelques clés nécessaires pour bien comprendre ce qui s’est dit et passé durant ce synode extraordinaire. Un synode qui, en réalité, visait à préparer le Synode ordinaire sur le même thème, qui se tiendra en octobre de l’année prochaine. Voici donc 12 clés pour résumer ces deux semaines de Synode…

1.- Une grande liberté de parole
Le pape a demandé explicitement aux personnes présentes au Synode (cardinaux, évêques, prêtres et laïcs) de s’exprimer avec la plus grande liberté ; ce qui, selon les participants au synode, a été le cas. “N’ayez pas peur de parler », avait  exhorté le Pape François. Garder présent à l’esprit que la famille, quelle que soit sa situation ou ses crises, doit être “accueillie”, “écoutée” et “accompagnée”, car  l’Eglise garde toujours “les portes ouvertes ”à tous les hommes, pour irrégulières ou difficiles que soient leurs vies, très proches ou éloignées de Dieu.

2.- De nombreuses interventions
Les interventions auront été aussi nombreuses que variées, car la réalité de la famille est plurielle, selon les parties du monde, et les évêques aussi sont différents : la situation de la famille occidentale n’est pas la même que celle de la famille africaine et asiatique. Alors qu’en Asie, on constate beaucoup de mariages mixtes avec des non-croyants, en Afrique, l’homosexualité est rejetée et  il existe des familles polygames. Rien de plus logique, donc, que le fait que les évêques  s’expriment différemment quand ils parlent des familles.

3.-Le pape François a gardé le silence
Il souhaitait  écouter et ne trancher que lorsque les thèmes abordés auront mûri et seront mieux posés lors du prochain Synode ordinaire de 2015. Le pape François ne publiera aucun document à partir des conclusions des «circuli minores» ou petits groupes  linguistiques. Les textes adoptés sont des "documents de travail" qui restent à l’étude au prochain Synode.  L’intention est de de conjuguer la “miséricorde” de Dieu avec l’accompagnement de l’Eglise à “toutes” les familles, quelle que soit leur situation, avec la doctrine immuable, issue de la Révélation sur la famille et le mariage.

4.- Un organe consultatif
Un Synode est un organe consultatif du Pape auquel participent les représentants de toutes les conférences épiscopales. Son rôle est de se réunir avec le Pape et de débattre des thèmes d’actualité, dans le cas présent la famille. C’est ce qu’on appelle vivre la “synodalité” ou  “collégialité ”, selon l’expression du Concile. Autrement dit “cheminer ensemble et vivre la coresponsabilité dans la vie de l’Eglise sous Pierre, et avec Pierre. 

5.-  Le jeu médiatique des fuites
Dans tous les Synodes – comme cela a été le cas dans le Concile  — il y a des fuites dans la presse, en particulier sur des faits susceptibles de produire un effet sur le public, comme le thème des homosexuels ou des divorcés. Les agences internationales diffusent ces fuites, comme si celles-ci étaient les opinions du Synode. Tel est le jeu actuel du monde de la communication : “si vous ne relatez pas des choses insolites, vous n’aurez pas votre gros titre”.  Lors des Synodes, c’est toujours ainsi, d’emblée les médias divisent les pères synodaux en « progressistes »  et « conservateurs ». Les conservateurs sont logiquement ceux de la Curie et les progressistes les pères synodaux qui se démarquent en rompant d’une manière ou d’une autre avec la doctrine traditionnelle. Dans ce Synode, le climat a été bon, malgré des divergences logiques et normales. Une chose est de ne pas être d’accord, en défendant avec force ses propres idées, une autre est de “se battre ”, comme l’ont prétendu certains médias. Les pères synodaux ont demandé d’élargir les tribunaux ecclésiastiques sur les nullités de mariage et qu’ils soient plus rapides.

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