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Les boissons « énergisantes », un danger confirmé pour la santé

Wikimedia / Ibagli
Red Bull
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Une étude de la World Health Organisation (WHO) confirme le pressentiment de tout homme sain d’esprit à l’égard des « boissons énergisantes » : mieux vaut s’en servir pour déboucher son évier.

Outre leur « arôme » rappelant les fraises Haribo, garanties sans aucun ingrédient naturel, les boissons énergisantes contiennent dans leur formule une multitude d’ingrédients qui devraient nous décourager de les consommer, selon une toute récente étude de la World Health Organisation (WHO).
 
Halte à la caféine extrême
En numéro un, son taux de caféine, soit 80 mg pour une canette de RedBull, l’équivalent d’une grande tasse de café. L’excès de caféine peut avoir des conséquences que détaille WHO : palpitations, hypertension, vomissements, convulsions et dans des cas extrêmes, la mort (arrêt cardiaque). C’est évidemment un brin alarmiste : en soi, on ne prend pas plus de risque, en termes d’apport en caféine, en ingurgitant la plus célèbre des boissons énergisante, ou une autre, qu’en abusant du café. Mais comme le RedBull peut être consommé froid et en grande quantité, par exemple avec de la vodka, les doses de caféine consommés peuvent rapidement devenir préoccupants. D’autant plus que le marketing ne reculant devant rien : de nouvelles boissons avec des taux de caféines « extrêmes » apparaissent, comme le Redline Power Rush : 350 mg de caféine pour 250 ml, soit l’équivalent de 7 expressos en quelques gorgées ! De quoi transformer n’importe qui en Marsupilami…
 
Le Redline Power Rush est présenté comme une boisson « pour sportif », qui donne un « coup de pouce » dans l’effort… Or c’est typiquement ce qu’il ne faut pas faire selon Jean-Jacques Menuet, médecin du sport : la caféine a certes des effets bénéfiques. Elle stimule la vigilance et efface une partie de la sensation de fatigue. Mais cela a un coût : le rythme cardiaque augmente, le débit sanguin diminue, elle déshydrate et s’accompagne « d’inconfort digestif ». Son effet essentiellement psychologique se paie de conséquences physiques dangereuses à hautes doses.
 
D’étranges composants vivifiants
Autre problème posé par ces boissons, les bizarres composants supposés « vivifier », comme la taurine que l’on retrouve dans le Red Bull ou le Dark Dog. Il s’agit en fait d’un acide aminé présent dans le corps humain. Une canette de Red Bull en apporte un gramme, soit cinq fois la dose produite naturellement par un corps en bonne santé. Les effets de cette substance demeurent très mal connus. Interdite en France un temps, elle est autorisée depuis juillet 2008. Même constat pour le glucuronolactone, présent naturellement dans le corps et qui a la propriété d’éliminer les toxines : sa version synthétique ajoutée dans les boissons énergisante est soupçonnée d’être toxique pour les reins.

Le mélange fatal avec des alcools forts
Mais même si l’on laisse de côté les risques, qui concerneraient a priori les gros consommateurs, ne perdons pas de vue que ces boissons sont avant tout de l’eau gazeuse sucrée, aromatisée de façon synthétique. Comment expliquer leur succès délirant ? Le Red Bull est la boisson n°1 en Grande-Bretagne, entre autres pays, où elle triomphe dans les cocktails : 70% des consommateurs l’ajoutent à un alcool fort. Selon un consommateur du triste « vodka Red Bull », interrogé par Aleteia, cela permet de « contrebalancer l’amertume de la vodka ». Et comme le plus souvent la vodka employée dans ce type de cocktails n’est pas de première qualité, personne ne pleure sur la disparition de son caractère et de son arôme dans cette soupe sucrée, pétillante, et fortement alcoolisée.

Voilà donc une boisson largement accessible à un jeune public qui souhaite boire rapidement de fortes doses d’alcool, mode fatale du "Binge drinking" oblige, sans en avoir le premier inconvénient : le goût… Cette attitude est révélatrice d’un rapport potentiellement problématique à l’alcool, bien sûr. Mais c’est aussi révélateur de l’état de ruine des papilles de la jeunesse branchée. Moralité : les boissons énergisantes sont à éviter, et il est essentiel de décourager autant que faire se peut nos "ados" d’en consommer. Il est des habitudes qu’il vaut mieux ne jamais prendre…

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