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Le synode vue par un couple de jeunes amoureux italiens

Soren Hugger Moller

basilique saint pierre

alice heinzen - Publié le 07/10/14

Alice Heinzen, observateur du Synode, raconte la réaction d’un jeune couple non marié après la veillée de prière synodale. Le but du Synode est justement d’aider les couples à considérer la vérité sur le mariage révélé par Dieu à travers l’Eglise.

Selon une récente étude du Pew Research Center outre-Atlantique, de très nombreux adultes américains boudent le mariage. Le mariage serait sur ​​le déclin, et seuls quelques adultes considéreraient encore le mariage comme quelque chose de positif. Ce déclin est en partie vrai : on constate une baisse significative du nombre d’adultes âgés de 25 ans étant mariés. Cette étude pointe les facteurs clés de ce déclin, et notamment le fait que les gens se marient de plus en plus tard et que la cohabitation ne cesse de croître. Cependant, paradoxalement presque autant de gens pensent que la société se porte mieux quand le mariage et les enfants constituent une priorité.

Selon cette même étude, d’autres facteurs contribuent à la baisse des mariages avant l’âge de 25 ans : la difficulté à trouver la bonne personne, la hausse des coûts liés à l’organisation du mariage et à la réception, et, tout simplement, le fait de ne pas se sentir prêt pour le mariage. Le plus important pour les femmes semble d’épouser quelqu’un ayant un emploi stable, partageant les mêmes idées sur le fait d’avoir des enfants et sur leur éducation. Deux autres points sont à relever : d’une part, près de deux personnes sur trois pensent que les couples qui ont l’intention de passer toute leur vie ensemble doivent se marier. D’autre part, plus de la moitié des adultes interrogés n’ayant jamais été mariés expriment le désir de se marier.

Le problème de l’emploi stable
Toutes ces conclusions ont pris une forme concrète pour mon mari et moi à notre arrivée à Rome pour assister au Synode de la famille en qualité d’observateurs, à l’invitation du pape François. Nous y avons rencontré “Maria” (un prénom d’emprunt), une jeune femme, l’hôtesse de notre pension. Je soupçonne que la situation de Maria est très fréquente chez les jeunes de 20 et quelques années qui vivent à Rome. Élevée dans la religion catholique, elle vit avec son petit ami depuis plus de six ans et veut l’épouser. Elle pense qu’il veut aussi l’épouser, et croit qu’il est l’homme idéal, à un détail près : il n’a pas d’emploi stable. Autant informations glanées lors de notre conversation du matin au petit déjeuner…

L’expérience étant le meilleur des professeurs, nous avons invité Maria et son petit ami à assister avec nous à la veillée de prière d’ouverture du Synode. Nous avions deux  billets supplémentaires à leur offrir, devant et assis. Ils étaient sincèrement heureux de venir avec nous et d’apprendre pourquoi l’Eglise catholique organisait ce synode. À l’issue de la réunion de prière – qui comprenait des lectures bibliques, des témoignages de plusieurs couples mariés et d’un couple de fiancés, ainsi que les remarques du Pape François, nous avons demandé à Maria ce qu’elle et son petit ami avaient retenu de la cérémonie. Deux points lui sont venus immédiatement à l’esprit. Tout d’abord, chacun des conjoints a sa place dans le mariage et cela rend chacun meilleur. Deuxièmement, les femmes peuvent endurer les moments difficiles avec la grâce et la miséricorde de Dieu. Ni elle ni son petit ami n’avaient auparavant considéré le mariage sous cet angle.

Les données sur le mariage sont probablement aussi décourageantes aux États-Unis qu’à Rome. Le Synode se penchera sur les unions de facto, qui ne sont ni civilement ni religieusement reconnues. Le but et le résultat de la discussion est d’aider les couples, comme celui que nous avons rencontré, à considérer la vérité sur le mariage révélé par Dieu à travers l’Église catholique, et à l’embrasser avec joie. Peut-être que le témoignage et la prière vécue par nos jeunes amoureux à la veillée de prière du Synode les inciteront à envisager un mariage sacramentel et la promesse d’une vie ensemble. La prière et le témoignage, je n’en doute pas, sont une partie importante de la solution que nous recherchons.

Traduction de l’édition américaine d’Aleteia par Elisabeth de Lavigne


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Famille
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