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Synode sur la famille : « Il y a eu une sorte d’emballement médiatique »

P.Burgun
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Le synode sur la famille s’ouvre ce dimanche. Comment est-il perçu en France ? Le regard du Père Cédric Burgun, spécialiste du droit canon, membre de la communauté de l’Emmanuel.

Pendant deux semaines, évêques, prêtres, laïcs, et experts du monde entier réfléchiront ensemble aux défis qui se posent à la famille, aux couples, dans des contextes culturels très divers. À Rome, l’ambiance est fébrile à quelques jours de cette assemblée synodale ; nombreuses sont les questions brûlantes, – l’accès à la communion des divorcés –remariés, la préparation au mariage-, qui cristallisent les débats et les polémiques en tout genre, focalisant l’attention médiatique.

La question des divorcés-remariés cristallise beaucoup de débats et d’attentions. Quel regard portez-vous sur ces polémiques ?
Père Cédric Burgun :
Je vous l’avoue, je porte un regard inquiet. Je trouve qu’il y a eu une sorte d’emballement médiatique, une sorte de pression médiatique pour faire en sorte que ce sujet soit premier au synode alors qu’il ne l’est pas. Je rappelle tout de même les trois quarts du discours du cardinal Kasper de février dernier au consistoire ne portait pas sur la question des divorcés-remariés. Et je remarque que les discours médiatiques n’ont pas été équilibrés sur ces sujets. Je porte un regard un peu inquiet, parce que je sens cette pression médiatique sur les pères synodaux. Je trouve que ce n’est pas un bon contexte pour pouvoir réfléchir posément et paisiblement sur ces sujets qui sont des sujets douloureux et importants. Au fond de moi, je suis très en paix parce que je suis persuadé que la discussion au sein du synode va avoir beaucoup plus de recul que ce qu’on veut bien nous faire croire d’un point de vue médiatique.

Comment ce synode sur la famille est-il perçu, selon vous ?
Père Cédric Burgun :
D’un côté, il y a une accélération médiatique avec les médias qui se préoccupent du synode qui va démarrer. Les médias chrétiens font notamment beaucoup de publicité et font œuvre de pédagogie pour présenter les enjeux du synode. De l’autre côté, il y a les fidèles chez qui je ne suis pas sûr que ça soit encore complètement accueilli. Et je me souviens d’ailleurs que le grand questionnaire qui avait été lancé par le Pape François en décembre dernier pour interroger les chrétiens sur la manière dont ils vivent, sur les questions de pastorale familiale, avait eu aussi cet écho mitigé, au niveau de la hiérarchie. Des médias s’étaient saisis de ce questionnaire, et ils avaient eu beaucoup de mal à le défendre chez les fidèles. Je pense qu’on a encore un travail à faire pour intéresser les chrétiens sur ces questions. De petits groupes sont très engagés sur ces questions mais il faut que tout le peuple chrétien soit derrière le synode, notamment dans l’intercession et la prière.

Parmi ces petits groupes engagés que vous évoquez,  sensibles à ce prochain synode, est-ce que vous constatez  des attentes particulières ?
Père Cédric Burgun :
Il y a celles que tout le monde connaît, par rapport aux divorcés-remariés. Mais il y a aussi beaucoup d’attentes pour un peu redorer la question de la pastorale familiale, notamment sur la question de la préparation au mariage, savoir comment l’église va se saisir des nouveaux enjeux familiaux qui se présentent aujourd’hui dans le monde. Je parle ici de la question française et européenne et je ne prétends pas parler pour le monde entier. Mais en tout cas en Occident, il y a beaucoup de questions sur les fiancés qui arrivent en préparation au mariage qui pour la plupart en France n’ont pas été catéchisés. 95% des fiancés que nous accueillons en préparation au mariage n’ont pas été catéchisés. Il y a donc un véritable enjeu d’évangélisation.

Sur fond de ces polémiques, on a une espèce de « dialectique », une dialectique théologique et pastorale. Certains voudraient dissocier ces deux aspects. Pour d’autres, l’un ne peut s’appréhender sans l’autre. Qu’en pensez-vous ?
Père Cédric Burgun :

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Tags:
famille
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