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Divorcés remariés : vif débat au sommet de l’Eglise

©ALESSIA GIULIANI/CPP
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A l’approche de l’ouverture du Synode extraordinaire sur la famille (5 octobre), une dizaine de cardinaux prennent publiquement position contre les propositions du cardinal Walter Kasper sur les divorcés remariés.

On n’avait pas assisté à un tel débat depuis le Concile ou depuis l’encyclique de Paul VI Humanae Vitae (1968)Des cardinaux de premier plan, dont quatre chefs de dicastère, s’expriment publiquement, cinq d’entre eux dans un livre collectif, les autres dans des articles, contre les solutions avancées par le cardinal Walter Kasper pour que l’Eglise permette, sous certaines conditions, le remariage des divorcés et leur accès à la communion.
C’est au début de l’année que le cardinal Kasper (81 ans, ancien président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens), choisi par le pape François pour prononcer le discours d’ouverture du consistoire des cardinaux sur la famille (20 février 2014), avait formulé dans un livre intitulé « L’Evangile de la famille » (publié en allemand et traduit en anglais) des propositions inspirées de certaines pratiques de l’Eglise orthodoxe pour des personnes divorcées remariées civilement – propositions qu’il avait résumées dans son discours aux cardinaux. Conscient de l’aspect novateur, voire révolutionnaire, de ses propositions pour l’Eglise catholique, le cardinal Kasper invitait ses lecteurs à poursuivre le débat. Il aura été entendu sur ce point.

La réponse principale, une réplique concertée, est un livre collectif publié aux États-Unis, en Italie et maintenant en France sous le titre : « Demeurer dans la vérité du Christ » (1). Les titres et qualités des auteurs sont impressionnants : le cardinal (allemand, comme Kasper) Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et, à ce titre, premier collaborateur du Pape pour veiller à la pureté doctrinale dans l’Eglise ; le cardinal Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique (chargé de trancher juridiquement les litiges de nullité de mariage); le cardinal Carlo Caffarra, archevêque de Bologne (qui fut le premier président de l’Institut Jean Paul II pour la famille, à la demande du saint pape); le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical pour les sciences historiques; le cardinal Velasio De Paolis, président émérite de la Préfecture des affaires économiques du Saint Siège. A ces cinq cardinaux sont associés le secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, Mgr Cyril Vasil’ (jésuite, comme le pape François), et trois experts de renom, dont le Père Robert Dodaro, président de l’Institut de patristique Augustinianum, à Rome, qui a préfacé l’ouvrage.
Le propos est annoncé d’emblée, sans « langue de buis » : « Ils (les auteurs) s’attachent à montrer l’impossibilité de concilier cette idée (une «version catholique » de certaines pratiques de l’Eglise orthodoxe) avec la doctrine catholique de l’indissolubilité du mariage, la proposition (du cardinal Kasper) ne pouvant que conduire à des erreurs d’interprétation sur la fidélité et la miséricorde. »
Impossible de résumer ici les arguments –théologiques, historiques, juridiques- développés par les uns et les autres dans ces essais qui constituent un véritable tir de barrage contre les propositions du cardinal Kasper pour permettre le remariage de divorcés et l’accès à la communion des divorcés remariés, selon une pratique nommée « oikonomia » dans le monde orthodoxe. Mais elles sont très bien résumées par le préfacier, le Père Dodaro : « Qu’il s’agisse de la catéchèse ou de la patristique, les auteurs ne trouvent aucun fondement à un remariage civil après un divorce comme le propose le cardinal Kasper. » Voilà pour les racines bibliques ou historiques. Quant à la doctrine catholique et à la discipline sacramentelle, il ne faut surtout pas en changer : « La fidélité séculaire de l’Eglise au « vrai mariage » représente le fondement irrévocable de sa réponse miséricordieuse et charitable au divorcé civilement remarié ». Pas de charité authentique sans vérité, disent en substance les auteurs.

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