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GPA, PMA : vers un marché mondialisé de la procréation sans limite ?

La rédaction d'Aleteia - Publié le 27/09/14

C'est un grand pas en avant, en toute hypocrisie, vers l'acceptation en France de la marchandisation du corps : la France n'a pas fait appel de la récente décision de la Cour européenne des droits de l'homme.

Il y a les convictions que l’on assume, et puis celles que l’on fait avancer en douce, pas à pas, année après année, jurisprudence après jurisprudence, sans prendre le risque d’un vote ni de froisser l’opinion. Tout cela, bien sûr, au nom de l’égalité. Une égalité à géométrie variable mais qui constitue un argument d’autorité pour décrédibiliser toute opposition, par définition réactionnaire face à la marche en avant d’une certaine définition du progrès.

La PMA réservée en France aux couples stériles
Il en va ainsi de la marchandisation des corps, qui passe, pour l’instant encore, par la violation du droit français pour aller pratiquer à l’étranger ce que le droit français interdit, avant de revenir devant la justice française, puis européenne, réclamer de nouveaux droits au nom des conséquences de ceux que l’on a sciemment violés. Tel est le cas avec l’avis de la cour de cassation rendu dans l’esprit de la loi Taubira, quant aux enfants conçus illégalement par PMA à l’étranger par des couples de femmes. En France, la PMA, rappelons-le, est réservée non pas aux couples hétérosexuels, mais tout simplement aux couples ne pouvant avoir d’enfants pour des raisons médicales, et non du simple fait de leur orientation sexuelle.

Après la PMA, la GPA
Prochaine étape : la GPA, tôt ou tard, ne serait-ce que pour garantir une nouvelle fois une égalité, ou un non discrimination, entre homosexualité masculine et féminine, les hommes ne pouvant pas, inégalité flagrante, porter d’enfants. En décidant de ne pas faire appel de la récente décision de la CEDH, enjoignant la France d’inscrire à l’état civil des enfants « importés » par des adultes après avoir été conçus par la pratique de la GPA, interdite par nos lois de bioéthique, le gouvernement vient de faire entrer le loup de la GPA dan la bergerie de la maternité. Tout cela, pourtant, dans la droite ligne de la circulaire Taubira, qui incite clairement à contourner les lois de la République pour le prix d’un billet de Thalys.

Bien sûr, d’aucuns, dans la droite ligne d’un Pierre Bergé, portent si haut le respect des femmes et de la maternité qu’ils ne voient pas de différence entre travailler à l’usine pour gagner sa vie et louer son corps pour sortir un tant soit peu de la misère. Mais ce n’est qu’une nouvelle forme de prostitution, de marchandisation des corps, rendue possible par le progrès médical. Certes, une poignée de députés de l’actuelle majorité se sont fendus in extremis d’une tribune pour protester contre la légalisation "en douce" de la GPA en France, comme c’est désormais le cas pour la fraude à la loi que constitue le recours à la PMA à l’étranger par celles ne répondant pas aux critères de la loi française. "Derrière la GPA et sa technique du fait accompli, c’est la famille en tant qu’écosystème de base de tout être humain qui se trouve bouleversée, souligne Alliance Vita dans un communiqué. Rappelons que la GPA organise l’éclatement de la maternité en deux voire trois femmes : génitrice, gestatrice et éducatrice."

Les faits sont têtus, et ce qui avait été annoncé au moment du débat sur la loi Taubira est en train de devenir une réalité. Une réalité qui remet en cause la définition même de la maternité, estime cette semaine Elisabeth Badinter dans une interview au Point, alors qu, dès le 27 septembre, des centaines de familles vont réclamer leur régularisation administrative. Plus de 2000 enfants seraient concernés. "La GPA est une révolution, un vrai renversement qui peut choquer, donner le vertige, et qui va nous obliger à redéfinir entièrement la maternité", estime celle qui promeut une GPA

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Tags:
Alliance vitapma gpa

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