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Yes or no ? L’Ecosse face à son destin

AP
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"Yes" or "no" ? Cette simple réponse peut faire basculer aujourd’hui le destin de l’Ecosse.

Plus de 5 millions d’habitants sont appelés ce jeudi à se prononcer pour ou contre l’indépendance. Si le oui l’emporte, un nouvel Etat sera créé. Si c’est le non qui gagne, la nation obtiendra plus d’autonomie de la part de la couronne.

L’Ecosse est rattachée au Royaume-Uni depuis 1707. En 1997, elle obtenait plus d’autonomie avec la création d’un parlement écossais. Mais aujourd’hui le SNP, le parti national écossais, né en 1934 mais vraiment apparu dans la vie politique écossaise dans les années 60, demande plus. "L’Ecosse a toujours eu une identité nationale forte. Mais son nationalisme ne s’est pas construit contre le Royaume-Uni, sur des considérations linguistiques, religieuses ou économiques, explique Gilles Leydier, professeur de civilisation britannique à l’université de Toulon au micro de Radio Vatican. C’est un nationalisme que je qualifierais de civique, inclusif et ouvert. Il s’appuie sur le droit du sol : sont écossais tous ceux qui vivent en Ecosse. C’est un nationalisme ouvert à la diversité, qui reconnaît l’apport de l’immigration. Ce n’est pas un nationalisme faisant appel à des références éthniques ou à des critères d’appartenance politiques ou religieux. Est écossais celui qui adhère à des valeurs communes."

Selon Gilles Leydier, les indépendantistes veulent surtout offrir à leur nation une nouvelle aventure : "Le projet d’indépendance ne s’appuie non pas simplement sur l’envie d’être un état indépendant, mais sur l’idée de créer une société plus juste, plus égalitaire, ainsi que d’avoir une meilleure gestion des ressources de l’Ecosse et de ses intérêts économiques."
Quel avenir pour l’Ecosse, avec on sans le Royaume-Uni ?  "On peut estimer que le projet britannique est quasiment mort, juge Gilles Leydier. L’idée en 1707 était de devenir riche, de profiter de la prospérité de l’Angleterre et de participer à la colonisation, à la constitution de l’empire Britannique. Aujourd’hui, ce projet ne veut plus dire grand chose. Quelque part, l’indépendance constitue une nouvelle aventure, à l’échelle de l’histoire. Ce serait franchir le pas pour commencer une nouvelle page de l’histoire de l’Ecosse. "

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