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Migrants : Cinq cents noyés en Méditerranée

HO / ITALIAN NAVY / AFP

ITALY, Lampedusa : This picture grabbed on a video released by the Italian Navy on October 12, 2013 shows a diver (C) rescuing immigrants from the sea off Malta near the Italian island of Lampedusa on October 11. Close to 200 shocked survivors were plucked from the sea on October 12 after their overloaded boat sank, claiming more than 30 lives in the latest deadly migrant tragedy to hit the Mediterranean. The sinking on October 11, 2013 killed mostly women and children when the boat went down off Malta near the Italian island of Lampedusa packed with some 230 people desperate to reach European shores, according to officials.

Radio Vatican - Publié le 16/09/14

C’est le naufrage le plus grave de ces dernières années en Méditerranée selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, l’OIM.

Au moins 500 personnes sont portées disparues depuis mercredi dernier, dans les eaux internationales à 300 milles nautiques au sud-est de Malte. L’histoire est tragique. Deux Palestiniens repêchés le 11 septembre par un porte-conteneurs italien après le naufrage ont rapporté à l’OIM qu’il y avait environ 500 personnes à bord.

Selon ces rescapés, les passeurs ont volontairement embouti un navire de migrants qui refusaient d’être transférés sur une embarcation plus petite. Des passeurs qui sont des criminels, rappelle Christiane Berthiaume, porte-Parole de l’OIM, interrogée sur Radio Vatican par Olivier Bonnel :

Que s’est-il passé exactement ?
Christiane Berthiaume :
C’est toujours un crime que de mettre des migrants sur des bateaux qui ne sont pas faits pour la mer et qui sont dangereux, comme ça se fait beaucoup trop souvent en partance de la Libye, d’Egypte ou d’ailleurs en Afrique du Nord. Cette fois-ci, c’est encore pire parce que non seulement on a mis des gens sur des bateaux qui ne sont pas très bons, mais en plus les passeurs, les trafiquants, sont allés en mer. Ils ont rejoint ce bateau et ont voulu que les gens passent sur un autre bateau, beaucoup plus petit, encore moins fait pour prendre la mer. Les migrants ont refusé, il y a eu des altercations, un peu violentes d’ailleurs, et les passeurs ont éperonné le petit bateau dans l’intention de le couler. A son bord, il y avait 500 personnes. A ce jour, nous en avons sauvés neuf, dont sept qui se trouvent à Malte et en Crète et deux Palestiniens de Gaza qui se trouvent en Italie. Ils ont dérivé pendant des jours et des jours. Nous avons pu sauver ceux-là mais les chances de trouver d’autres rescapés sont vraiment très très minces."

Que peut-on faire pour renforcer les contrôles et sanctionner les passeurs ? Que préconisez-vous à l’OIM ?
Christiane Berthiaume : La priorité des priorités, c’est de sauver les gens. Les renvoyer de force ne fonctionne pas. Ensuite, il faut instaurer un dialogue avec les pays de départ et les pays de transit. On ne peut pas continuer comme ça. Ils souhaitent trouver un monde meilleur : beaucoup fuient des violences, en Syrie, Irak,  Libye, à Gaza. D’autres fuient des conditions économiques épouvantables. Il faut que l’Europe trouve des solutions, ouvre des portes, envisage une immigration choisie. Si ces gens-là avaient même un mince espoir de trouver un travail en Europe, ils ne prendraient pas la route comme ils le font actuellement.

Qui est responsable de ces drames ? Les pays de provenance destructurés par la guerre ou les pays d’accueil qui sont indifférents ?
Christiane Berthiaume : Les pays d’accueil, de transit et de départ doivent s’asseoir, parler. Il faut absolument arrêter ces trafics épouvantables, arrêter ces trafiquants, stopper leurs crimes. Je suis abasourdie par le nombre de personnes en danger… 

N’avez-vous pas l’impression de crier dans le désert ?
Christiane Berthiaume : Un jour, un travailleur humanitaire me disait qu’il ne pourrait pas faire ce travail s’il n’était pas optimiste. Je pense qu’on peut alerter l’opinion publique, qu’elle pourra faire quelque chose, faire pression sur ses dirigeants… On ne peut pas laisser une situation comme celle là, c’est impossible. Aucune mère ne décide de mettre son enfant sur un bateau dans de telles conditions sans être complètement désespérée. L’un des jeunes Palestiniens que nous avons recueillis nous a raconté cette histoire bouleversante. Il était sur un radeau de fortune avec un jeune Egyptien. Il nous a expliqué : « Mon père a fait neuf crises cardiaques, mon frère est au chômage, je veux aller en Italie pour travailler et pouvoir le soigner ». Ce garçon ne l’a pas fait, il est mort épuisé, 48 heures après que nous l’avons recueilli.

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