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Le synode, expression de la collégialité épiscopale

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Qu'est ce qu'un synode ? Comment le définir ? Que signifie "expression de la collégialité épiscopale "? Le Père Cédric Burgun explicite son organisation.

Les évêques participants au synode sont choisis des diverses régions du monde. Ainsi, la représentativité existe selon les sujets. Ainsi, un synode portant sur une partie précise du monde (comme le synode pour l’Afrique, en 2009) n’avait pas même composition et la même représentation des épiscopats qu’un synode ayant un sujet à portée universelle comme la famille. Mais ce n’est pas une assemblée des députés de l’épiscopat mondial.

Le canon 342 définit l’institution synodale comme suit :
 

« le synode des Évêques est la réunion des Évêques qui, choisis des diverses régions du monde, se rassemblent à des temps fixés afin de favoriser l’étroite union entre le Pontife Romain et les Évêques et d’aider de ses conseils le Pontife Romain pour le maintien et le progrès de la foi et des mœurs, pour conserver et affermir la discipline ecclésiastique, et aussi afin d’étudier les questions concernant l’action de l’Église dans le monde. »
 

Certes, cette définition est un peu bigarrée, car elle est le résultat d’un compromis entre plusieurs propositions conciliaires, comme il arrive souvent dans ce Code de droit canonique. Mais son but apparaît ici clairement : le synode est une réunion d’évêques dont le rôle est double : favoriser l’union étroite entre le Pape et les évêques et aider de ses conseils le Pontife romain, dans l’examen des affaires les plus graves de l’Église. Il est par conséquent un organisme normalement consultatif, sans être, une fois encore, l’organe officiel à travers lequel la collégialité se manifeste dans l’Église. Le synode des évêques aide le Souverain Pontife par ses conseils et la praxis habituelle dans les réunions du synode est de débattre de façon approfondie des questions proposées, de donner un avis, et de remettre ensuite entre les mains du Pape tous les matériaux ainsi élaborés, afin qu’il en fasse ce qui lui semblera bon. Il est bien connu que certaines encycliques ou lettres apostoliques parmi les plus importantes de ces derniers temps ont leur origine dans ces documents ; il est moins connu que quelques synodes ne donnèrent que de pauvres résultats, obligeant le Pape à tout reprendre de manière personnelle.

Selon le canon 345, il y a trois types d’assemblées synodales que le pape peut convoquer :
 

« Le synode des évêques peut être réuni en assemblée générale qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire pour traiter des questions concernant directement le bien de l’Église tout entière, ou bien en assemblée spéciale pour étudier les affaires concernant directement une ou plusieurs régions déterminées. »
 

La spécificité de chaque assemblée est donc définie selon trois critères distincts : le sujet étudié, le degré d’urgence, et la région concernée. Comme je l’ai déjà dit, la composition de l’assemblée variera selon les types, mais il y aura toujours quatre critères de représentation stable : il doit y avoir des représentants de l’épiscopat oriental et latin (même si le sujet ne concerne que l’un ou l’autre), les responsables de la curie romaine, des représentants des supérieurs religieux, et des membres choisis par le pape.

Le synode convoqué en octobre prochain n’échappe pas à ces règles, à en lire la liste des participants publiés récemment par le Vatican. Ces noms correspondent à des personnes provenant des divers continents : il y aura 114 Présidents des Conférences épiscopales, 13 chefs des Églises catholiques orientales, 25 chefs de dicastères (congrégations ou conseils pontificaux) de la Curie Romaine, 9 membres du Conseil ordinaire du Secrétariat du Synode, le Secrétaire général et le Sous-Secrétaire du Synode, 3 religieux élus par l’Union des Supérieurs généraux. Il y a aussi 26 membres directement nommés par le Pape, ainsi que 38 auditeurs, dont 13 couples mariés et 16 experts. Il y aura enfin 8 « délégués fraternels », c’est-à-dire des chrétiens d’autres confessions chrétiennes (orthodoxes, anglicans, luthériens, réformés, baptistes, etc.). Le total des personnes participant à l’Assemblée synodale d’octobre est de 253.

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Tags:
famille
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