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L’Ecosse à deux doigts de quitter le Royaume-Uni ?

AP
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Alors que le référendum approche, le compte à rebours a commencé et la pression monte dans les deux camps.

Constatant combien l’opposition catholique à la “dévolution » des pouvoirs avait été l’une des principales raisons de la lourde défaite du « home rule » de l’Ecosse (projet d’autonomie interne) au référendum sur la dévolution en 1979, dans l’Ouest de l’Ecosse, Tom Devine déclare que, selon l’étude Scottish Social de 2012, il y a eu une « révolution silencieuse » parmi les catholiques d’Ecosse. Le professeur Devine attribue le désir des catholiques écossais d’aujourd’hui d’embrasser l’indépendance à une confiance accrue due à la « mort du sectarisme structurel et de la discrimination structurelle du marché du travail ».

Pour certains, Tom Devine est trop basé sur la situation des catholiques dans l’Ecosse moderne. George Galloway, ancien député de Glasgow, avait mis en garde contre un « croisement historique entre le nationalisme écossais et le ressentiment anti-irlandais-catholique-romain ». Mais tandis que Tom Devine a récusé les inquiétudes de George Galloway, qu’il jugeait “rhétoriques”, elles ont été reprises par des commentateurs plus respectables, tel John Haldane, professeur de philosophie à l’Université de St. Andrews et consulteur au Conseil Pontifical de la Culture.John Aldane a fait remarquer dans First Things que «tandis que les nationalistes traditionnels sont motivés par un sens de l’histoire passée de l’Ecosse comme pays indépendant, ceux de la gauche économique voient l’indépendance comme une occasion de créer un Etat socialiste, alors que les libéraux laïques progressistes envisagent une Ecosse indépendante comme la première personnification formelle d’une Europe post-religieuse.« Nulle part », a-t-il ajouté, cette vision n’est plus évidente que dans le débat entourant l’Eglise catholique ».
Il y a déjà quelque chose de profondément ironique dans la façon dont David Cameron, après avoir commencé par rejeter la proposition d’Alex Salmond d’un référendum incluant l’option d’une dévolution renforcée en faveur d’un simple bulletin « oui ou non », s’est vu contraint de transformer le « non » en la “Devo Max” (dévolution maximum) que Salmond avait initialement voulu afin de conjurer le « oui » qui, voici un mois encore, semblait inimaginable.

Il serait doublement ironique si, en soutenant une Ecosse indépendante, les catholiques écossais allaient porter au pouvoir les mêmes forces qui les verraient être réduits à une petite note en bas de page dans l’histoire de l’Écosse.

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