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La cathédrale de Strasbourg a déjà 1000 ans !

Wikimedia / Jef132
cathedrale strasbourg
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Le Pape la visitera-t-il lors de sa visite au parlement ? La célèbre cathédrale fête son premier millénaire.

Le Pape fera-t-il un virage par la cathédrale de Strasbourg lors de sa prochaine visite au Parlement Européen ? On ne peut que prier pour ! En attendant, vous pouvez déjà découvrir toutes les facettes des festivités du millénaire de la cathédrale de Strasbourg sur le site www.cathedrale-strasbourg-2015.fr. Et voici la retranscription du sermon de Mgr Grallet, archevêque de Strasbourg, lors de la messe d’ouverture du millénaire des fondations de la cathédrale :

« Pour le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour ». Frères et soeurs, il nous faut bien admettre que cette affirmation de la deuxième lettre de saint Pierre, si profondément vraie pour le Dieu créateur de l’univers, ne se vérifie pas pour les hommes. Un millénaire, c’est très long pour nous : dix siècles, plus de trente générations d’hommes… songeons que plus de soixante évêques se sont succédé sur le siège épiscopal de Strasbourg depuis Werner qui, en 1015, décida la construction d’une cathédrale sur de nouvelles fondations. Vous le savez, ces fondations sont celles-là même sur lesquelles fut édifiée plus tard la cathédrale gothique. Les fondations de notre cathédrale, celle dans laquelle nous nous retrouvons cet après-midi, ont bien mille ans.

Je voudrais avec vous commencer par méditer sur l’événement que nous commémorons. Ensuite, nous parcourrons –rapidement, je vous rassure– les mille ans d’histoire qui nous en séparent. Enfin, nous dégagerons la signification spirituelle de ce Millénaire.
 
L’événement de 1015
Nous avons bien peu de détails sur ce qui s’est passé en 1015. Grâce aux Annales de l’abbaye de Marbach, nous connaissons cependant l’essentiel : c’est cette année là que la cathédrale a, pour reprendre l’expression exacte, commencé à surgir de ses fondations.
C’est l’évêque Werner qui prit la décision de la construction. À la tête du diocèse depuis 1001, il connut, hélas, le grand incendie de l’an 1002 qui détruisit totalement l’édifice. La reconstruction ne fut pas immédiate. Sans doute l’évêque a-t-il suivi le conseil de Jésus, qui demande de s’asseoir, avant de construire une tour, pour savoir de quels moyens on dispose pour le faire. Or, la cathédrale de Werner avait très probablement DEUX tours…

Ce temps d’attente a été notamment mis à profit pour rassembler les moyens financiers nécessaires, mais aussi pour élaborer les plans. Les architectes durent calculer la profondeur des fondations, dans une terre alsacienne marquée par la proximité de la nappe phréatique. Là encore, Werner suivit la parole de Jésus qui conseille de ne pas bâtir sur le sable, mais sur le roc. Il l’a si bien fait que les fondations de 1015 ont été suffisantes pour supporter la reconstruction de l’édifice après le nouvel incendie de 1176. La meilleure preuve de cette priorité donnée aux fondations sur l’édifice lui-même, c’est qu’il ne reste plus aujourd’hui que les fondations de la cathédrale de Werner. Quelle belle leçon pour notre temps, qui privilégie si souvent la partie visible au détriment de la solidité des soubassements !
 
On est impressionné par les dimensions de l’édifice de 1015 : il était si vaste qu’il n’a pas été nécessaire, précisément, d’établir de nouvelles fondations deux siècles plus tard quand on a commencé à édifier la nef gothique : sa largeur de 16 mètres, augmentée des deux nefs latérales de dix mètres chacune, nous vient directement des plans de Werner. Ni le nombre des chanoines qui vivaient alors au chevet de la cathédrale, sur l’emplacement de l’actuel grand séminaire, ni même le nombre d’habitants de la ville de Strasbourg, ne nécessitaient une cathédrale aussi imposante. C’est un signe très fort de confiance que Werner a donc posé en 1015, quelques années après l’an Mil dont on dit qu’il suscita tant de peurs irrationnelles. Il a voulu bâtir une cathédrale capable d’abriter les fidèles du diocèse au-delà de la seule ville épiscopale : grâce à lui, aujourd’hui, nous pouvons accueillir des représentants des quatorze zones de l’actuel diocèse. Par ce geste de confiance en l’avenir, il ne bâtissait pas seulement pour son temps, mais pour les générations futures.

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