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Synode sur la famille : quelle organisation ?

© Libre de droit
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Beaucoup de questions se posent sur ce synode, et avant même son contenu, c’est son fonctionnement qui interroge. Sur son blog, le Père Cédric Burgun propose quelques clefs de compréhension canonique.

Il y a cependant une spécificité des structures ecclésiastiques, c’est-à-dire que celles-ci se distinguent, en partie, de tout autre groupe socio-politique ; mais il y a certains points de regroupements qui permettent aussi une étude de sociologie politique. L’Église a donc son propre langage, ses concepts théologico-canoniques d’autorité de pouvoir, d’organisation, etc., que beaucoup de nos contemporains ont du mal à appréhender par manque (et je le dis sans jugement, aucun) de culture chrétienne et religieuse. Mais, il faut bien considérer aussi que les structures ecclésiastiques n’échappent pas, pour une part, au principe d’incarnation, c’est-à-dire qu’elles sont conditionnées, qu’on le veuille ou non, par ces mêmes notions telles qu’elles sont comprises dans l’ordre étatique.
La seconde tentation, a contrario, est le déni des réalités structurelles, se confinant à une spiritualisation à outrance de la réalité ecclésiale. Notre temps est peut-être marqué par cela. Il plaît à certains fidèles de l’Église (clercs ou laïcs d’ailleurs) de se désintéresser de la structure ecclésiastique comme si, d’emblée, elle ne pouvait pas avoir de réalité et d’efficacité « pastorale » (terme souvent passepartout). Certains sont déjà « pessimistes » sur le synode comme s’il fallait ne rien en attendre !

Bref, nous voulons éviter d’un côté l’anthropocentrisme qui ferait de l’Église une telle communauté d’hommes (seulement) qu’on en oublierait ses fondements divins : l’Église ne fait pas ce qu’elle veut et la première de ses missions est de discerner quelle est la loi de Dieu, immuable et pour notre temps ! Et d’un autre côté, il nous faut éviter un angélisme tel qui, oubliant l’homme et sa réalité (dans ce qu’il a de plus beau et de plus sombre), voudrait faire vivre l’Église uniquement d’amour et d’eau fraîche ! Vous me pardonnerez cette expression … bref, oublier tout simplement le principe d’incarnation : oui, l’Église a besoin de structures pour fonctionner. Alors, oui, ces structures ne sont pas parfaites ; oui, elles peuvent sans doute être améliorées ; mais, oui, aussi, l’Église en a besoin. Et s’il faut se garder d’appliquer strictement un schéma étatique aux institutions ecclésiales, nous ne devons pas perdre de vue le caractère original de l’Église et de son gouvernement. Le droit canonique est toujours à la fois le reflet, l’expression du droit divin (ce qui est immuable et qui ne change pas, car il provient de Dieu même) et du droit ecclésiastique (ce que l’Église se donne comme loi à un moment donné de son histoire au service sa mission).

Une mission de collaboration
Parmi les collaborateurs du Pape, il y a en premier lieu les évêques qui l’aident de multiples manières. Or, une de ses manières nouvellement instituées dans l’Église (elle date du dernier Concile, dans sa forme actuelle) est le synode des évêques, à ne pas confondre avec le collège cardinalice.
Si l’on dit que le synode des évêques est une institution nouvelle, il faut tout de même se souvenir qu’au Moyen Âge déjà, le Pape réunissait les évêques proches géographiquement pour un synode « romain », avant que les cardinaux ne remplacent cette institution ancienne. Le synode tel que nous le connaissons aujourd’hui a été créé par le futur bienheureux Paul VI (il sera béatifié par le Pape François à la fin du synode prochain), pendant le concile Vatican II où les évêques demandaient, à juste titre, une plus grande collégialité dans l’exercice de l’autorité dans l’Église. C’est le 14 septembre 1965, que Paul VI, dans un discours d’ouverture à la 4ème session du concile, annonçait la création de cette institution, et promulguait le Motu proprio Apostolica sollicitudo qui en donnait le fonctionnement général. Le Pape, à la suite du Concile, voulait un organisme d’évêques qui apporte sa collaboration au Pape pour le gouvernement de l’Église. Et le Concile Vatican II « intégra » cette donnée dans le Décret Christus Dominus, sur la charge pastorale des évêques

« Les évêques choisis dans les diverses régions du monde, selon des modes et des normes établis ou à établir par le Pontife romain, apportent au Pasteur suprême de l’Église une aide plus efficace au sein du conseil, qui a reçu le nom de Synode des évêques. Et du fait qu’il travaille au nom de tout l’épiscopat catholique, ce synode est en même temps le signe que tous les évêques participent en une communion hiérarchique au souci de l’Église universelle » (n°5).

La première assemblée générale du synode des évêques eut lieu en 1967, deux ans après la fin du Concile Vatican II.

Découvrir le Blog du P. Cédric Brugun, Libres Propos

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