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Remettre l’homme au coeur de l’écologie

© Public Domain
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L’écologie porte souvent un regard pessimiste sur l’action de l’homme sur la Terre. De là à porter un regard pessimiste sur l’homme tout court, il y a un pas… à ne pas franchir, en rappelant la vision chrétienne de la Création.

« Tout sur terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet » rappelle Mgr Jean-Pierre Batut dans un texte paru dans Église à Lyon. Cette proposition est loin de faire l’unanimité. Sous l’impulsion de l’écologie contemporaine, nous sommes incités à considérer l’homme comme une menace pour la nature.

Cette perception de l’écologie a des répercussions concrètes, cela se ressent par exemple dans la création de parcs nationaux sanctuarisés, d’où les populations sont exclues. Selon Mgr Batut, ce type d’écologie serait un « nouvel avatar de la haine de soi » : « Si l’humanité est responsable du fait que la Terre est en danger de devenir invivable, et si l’Occident s’est longtemps attribué le rang et le rôle de représentant de l’humanité la plus achevée, c’est logiquement l’ensemble de ce qui, au long des siècles, a constitué la pensée occidentale qui est responsable de « la catastrophe ». Au premier rang des accusés se trouvera l’anthropocentrisme philosophique et biblique ».

D’où l’urgence d’une voix chrétienne sur l’écologie, qui rappelle que non, la Bible n’appelle pas à recouvrir la terre de béton, et de soja OGM, et que l’anthropocentrisme n’est pas une maladie ! Des auteurs comme Patrice de Plunkett, Jean-Marie Pelt et plus récemment l’équipe d’Écologie Humaine menée par Tugdual Derville rappellent la vision chrétienne de l’écologie. L’homme est au sommet de la Création, mais comme gardien, pas comme exploitant et propriétaire tout-puissant. Il ne peut pas en faire n’importe quoi ; lorsqu’il abîme son environnement, il s’abîme lui-même. Mgr Batut développe : « Non seulement Dieu a créé l’univers que nous habitons, mais il a voulu pour lui une fragilité constitutive, de telle sorte qu’il ne soit pas compatible avec n’importe quel mode de vie et que dans sa structure même, il nous donne à déchiffrer une loi ».

L’écologie va donc de soi pour le chrétien. Et le respect de la Création commence d’abord par soi-même comme le rappelle le pape Benoît XVI : « Si le droit à la vie et à la mort naturelle n’est pas respecté, si la conception, la gestation et la naissance de l’homme sont rendues artificielles, si des embryons humains sont sacrifiés pour la recherche, la conscience commune finit par perdre le concept d’écologie humaine et, avec lui, celui d’écologie environnementale. Exiger des nouvelles générations le respect du milieu naturel devient une contradiction, quand l’éducation et les lois ne les aident pas à se respecter elles-mêmes. Le livre de la nature est unique et indivisible, qu’il s’agisse de l’environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement humain intégral. »
(Caritas in Veritate, 51)

Le pape François, quant à lui, a choisi son nom entre autre raison pour le souci de la Création manifesté par Saint François d'Assise. Il travaille à la rédaction d'une Encyclique consacrée à la Création, dont la parution est prévue en 2015.
 

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