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Boeing disparu : six mois de silence et de désespoir

EyePress News/FL Wong

Malaysia, Kuala Lumpur : A well-wisher write message on the well-wishes board during a mass prayer session for the missing Malaysia Airlines Flight 370 in Kuala Lumpur on April 6, 2014. According to the head of multinational search team, ships and planes have been sent to investigate the electronic pulse signal, which was detected by a Chinese ship for the missing Flight370 aircraft. The MH370 flight with 239 passengers and crew on board went missing since March 8 after taking off from the Kuala Lumpur International Airport. (EyePress News/FL Wong)

Philippe Oswald - publié le 08/09/14

Volatilisé le 8 mars avec 239 passagers et membres d’équipage, le vol MH370 de la Malaysia Airlines reste introuvable et l’enquête semble au point mort. Une situation insupportable pour les proches des victimes.

Il y a six mois, un Boeing 777 de la Malaysia Airlines  décollait dans la nuit de l’aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie) à destination de Pékin. Sa disparition reste le plus grand mystère de l’histoire de l’aviation civile. L’avion s’est volatilisé on ne sait où, avec 239 personnes à son bord. Sa trajectoire aurait été reconstituée grâce aux satellites, mais aucune trace, aucun débris n’a été identifié. L’Australie annonce une nouvelle opération d’exploration des fonds marins d’ici à deux semaines, rapporte Francetvinfo : « Le Premier ministre australien Tony Abbott, en déplacement en Malaisie ce week-end, a indiqué qu’ils utiliseraient "la meilleure technologie disponible", à savoir des sonars sophistiqués équipés de caméras. » Le coût de l’opération, qui pourrait durer un an, est évalué à 47,8 millions de dollars, selon l’International Business Times. Mais rien ne garantit que cette zone de l’Océan indien, au large des côtes occidentales de l’Australie, soit la bonne…

On ne compte plus les scénarios échafaudés pour expliquer cette disparition ! Mais ils reviennent peu ou prou aux mêmes hypothèses dont les plus évoquées sont un coup de folie ou une volonté suicidaire du pilote ou du copilote, un détournement qui aurait mal tourné, ou un accident mécanique fatal, telle la chute brutale du taux d’oxygène faisant perdre connaissance à l’équipage comme aux passagers. Le MH370, à court de carburant, se serait alors abîmé en mer après plusieurs heures de vol en pilote automatique.

Une si longue attente et l’absence de réponses sont un supplice pour les familles. Celles des disparus originaires de Chine, qui constituent les deux tiers des victimes (153 passagers chinois), ont en outre à affronter l’hostilité croissante des autorités chinoises promptes à réprimer toute contestation. Plusieurs proches de passagers chinois se plaignent d’avoir été arrêtés au nom de la réglementation contre les rassemblements, et même battus par la police à Pékin –y compris deux enfants de six et quatre ans- lors d’une manifestation cet été devant les bureaux de la Malaysia Airlines à Pékin ! Ces familles chinoises affirment que les autorités sont "ouvertement hostiles à leur égard" au point que certains protestataires ont été arrêtés à leur domicile. Le tabassage de l’une de ces victimes, une femme âgée d’une cinquantaine d’années, lui a valu trois jours d’hospitalisation, selon Reuters (cité par RTL).

Ce 8 septembre, « Fête des lanternes », moment important de la vie familiale en Chine, a été l’occasion pour une trentaine de proches endeuillés de crier leur souffrance et de dénoncer ces mauvais traitements dans le temple des Lamas, haut lieu du bouddhisme tibétain de la capitale (Le Matin) «Nous ne comprenons pas. Nous sommes juste des citoyens ordinaires», déplorait lundi Dai Shuqin, un ouvrier de 61 ans dont la sœur et sa famille voyageaient sur le vol MH370. «Certains veulent se tuer, monter sur un bâtiment et sauter». De semblables manifestations se sont déroulées en Malaisie, notamment ce week-end, alors que le  premier ministre australien Tony Abbott était à Kuala Lumpur pour s’entretenir des recherches avec les autorités malaisiennes.

« Nous ne savons rien de plus que le premier jour » résume le Français Ghyslain Wattrelos, qui a perdu sa femme et deux de ses enfants dans l’avion de la Malaysia Airlines. Et d’accuser ce matin sur les ondes de RTL : « Nous ne sommes informés de rien, nous sommes persuadé qu’on nous cache quelque chose. Depuis le début de cette enquête, tout n’est que mensonges et contradictions. » Il croit plutôt à un détournement camouflé (rejoignant la conviction émise par un ancien commandant de bord selon lequel l’avion aurait été abattu alors que contrôlé par des terroristes, il se dirigeait vers une cible américaine).
Ghyslain Wattrelos reproche également aux autorités françaises et notamment à François Hollande de ne pas avoir pris la parole, un silence qui contrate avec leurs réactions après le crash de l’avion d’Air Algérie et du MH17 en Ukraine : « Tout porte à croire qu’ils savent et ne veulent rien faire ».

Du moins pouvons-nous, amis lecteurs d’Aletia, faire ce que suggère la photo illustrant cet article : prier pour les victimes du vol MH370 et pour leurs familles.

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