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Vietnam : des années de prison pour trois militants des droits de l’homme

Eglises d'Asie
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Ils ont été condamnés parce qu’ils militaient pour « la liberté religieuse, la libération des prisonniers politiques et le soutien aux victimes de spoliation » ! La sentence suscite de vives protestations.

Le procès qui s’est tenu le 26 août 2014, au tribunal de la province de Dông Thap a attiré l’attention de l’opinion publique du pays ainsi que de plusieurs instances internationales. La raison de l’intérêt accordé à ce procès tenait sans doute à la personnalité de l’accusée principale,Mme Bui Thi Minh Hang (50 ans), jugée avec deux autres militants, Mme Nguyen Thi Thuy Quynh (28 ans), une jeune militante des droits de l’homme et M. Nguyen Van Minh (34 ans), adepte du bouddhisme Hoa Hao.

Les trois militants comparaissaient devant le tribunal sous l’accusation de « troubles à l’ordre public » et « désordres sur la voie publique ». Commencé tôt dans la matinée, le procès s’est achevé à 19 heures (cf. Radio Free Asia ). Les droits de la défense n’ont pas été respectés. Les témoins en faveur des accusés n’ont pas été appelés. Nombre de revendications des avocats ont été rejetées. Mme Bui Thi Minh Hang a été condamnée à trois ans de prison, M. Nguyen Van Minh à deux ans et demi et Mme Nguyên Thi Thuy Quynh à deux ans.

Selon la plupart des blogueurs et des associations humanitaires internationales qui ont commenté ce procès, le seul crime de ces trois personnes est d’avoir défendu certaines causes en rapport avec les droits de l’homme, « la liberté religieuse, la libération des prisonniers politiques et le soutien aux victimes de spoliation de leurs propriétés… », comme les énumère un communiqué de l’association Human Rights Watch, laquelle a demandé la libération immédiate des trois militants.
Selon l’un des quatre avocats présents au procès, les trois accusés ont plaidé non coupables. Le procès s’est déroulé dans un climat pesant et tendu, dans une salle d’audience surveillée par des forces de police impressionnantes.

L’arrestation de Mme Bui Thi Minh Hang et des deux autres militants remonte au 11 février 2014. Ce jour-là, tous les trois faisaient partie d’un groupe d’une vingtaine de militants de Saïgon et d’adeptes du bouddhisme Hoa Hao, qui se rendaient dans la province de Dông Thap. Ils avaient l’intention de rendre visite à un ancien prisonnier politique et à son épouse.
La police était intervenue, avait violemment passé à tabac Mme Bui Thi Minh Hang et arrêté les 21 personnes du groupe. Le lendemain, 18 d’entre elles étaient relâchées, seuls Mme Bui Thi Minh Hang et les deux autres militants étaient gardés en détention.
Quelque temps plus tard, au mois de mars, la police convoqua cinq des personnes relâchées et fit pression sur elles pour leur faire signer une déclaration corroborant les accusations portées contre les trois militants gardés en détention. Cette demande se heurta cependant à un refus malgré les menaces.

Mme Bui Thi Minh Hang a un passé de militante déjà très chargé ; cette mère de famille a attiré l’attention de la police par plusieurs activités. Elle a diffusé des documents relatant les diverses violations des droits de l’homme dans son pays ; elle a participé à des manifestations protestant contre la détention arbitraire des dissidents ; elle a accordé son soutien et son aide aux paysans dépouillées de leurs propriétés par les autorités.
En 2011, pour avoir soutenu les manifestations antichinoises de Hanoï, elle a été condamnée par le Comité populaire de la capitale à deux ans de détention administrative dans un « camp de réhabilitation ». Grâce à la pression internationale, elle en avait été libérée l’année suivante.
 
De l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP)Eglises d’Asie

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