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Princesse Fatima, le visage du drame de l’immigration clandestine

© mcarmenbarrera
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Ce bébé sénégalais que les parents ont dû abandonner dans un canot parti du Maroc a ému toute l’Espagne.

L’histoire de la petite Fatima donne un visage d’enfant au phénomène de l’immigration clandestine en Méditerranée. Ce beau bébé de 11 mois est arrivé le 12 août dernier sans ses parents dans un canot gonflable à Tarifa, en Espagne, avec dix autres migrants. Ses parents n’avaient pu embarquer à bord avec leur petite fille, du fait d’une altercation avec les forces de l’ordre marocaines, rapporte le quotidien El País.  

Les secouristes de la Croix Rouge ont récupéré la petite grelottante, dans des vêtements trempés et fiévreuse, relate encore le quotidien. Cette dernière, dont on ne connaît le prénom – Fatima – que depuis quelques jours, s’est d’abord faite appeler “Princesse” par les secouristes, qui se refusaient à la rebaptiser. C’est ainsi qu’en l’espace de quelques jours, “Princesse Fatima” est devenue une célébrité dans toute la péninsule ibérique, qui s’est dès lors sentie concernée par le destin de ce nouveau symbole de la tragédie de l’immigration clandestine. 

Il ne fut donc pas difficile de trouver une famille d’accueil à Fatima. La famille – sélectionnée par les autorités andalouses – prend grand soin du bébé et lui fournit tout ce dont il a besoin en attendant qu’elle puisse retrouver ses parents, finalement localisés le 18 août.  
 
Outre ce cas bien particulier, des millions de familles contribuent à bien des égards à l’accompagnement et à l’assistance portée aux migrants. Et une simple famille a récemment démontré être en mesure de pouvoir apporter sa pierre dans la lutte contre les drames de l’immigration clandestine. Les Catrambone, une famille italienne, sont convaincus de pouvoir éviter des tragédies comme celle des 366 personnes mortes tragiquement à Lampedusa, en essayant d’atteindre les côtes italiennes. Une histoire qui les a profondément émus, alors qu’ils étaient en croisière sur la Méditerranée en Octobre 2013. 
 
Regina et Christopher Catrambone ont ainsi acheté un bateau et deux drones qui surveillent depuis ce mois d’août les côtes de Malte, pour repérer les bateaux transportant des personnes en difficulté, rapporte l’édition espagnole d’Aleteia.
 
«Les gens étaient en train dans la mer : ils mouraient parce que les bateaux mettent beaucoup de temps à arriver, ils meurent de déshydratation, ou même à cause d’explosions sur les navires», déplore Regina Catrambone. «Nous aurions pu acheter un yacht de luxe agréable avec cet argent, mais nous avons finalement décidé de ne pas le faire, parce que nous pensons que la vie des gens qui meurent en mer est plus importante», explique t-elle. 
 
Le bateau, qui voyage avec à son bord une équipe d’experts techniques et médicaux, dispose de deux canots, et soutiendra l’opération “Mare Nostrum” qui permet de sauver de nombreuses vies en mer, en particulier près des côtes italiennes. Des sauvetages qui n’ont toutefois pas la capacité de résoudre les questions relatives à l’accueil de ces migrants, ce que dénonce l’Italie, qui a appelé l’opération à devenir vraiment européenne.

ST

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