Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Mgr Barbarin : « La seule réponse possible à un excès de mal est un excès d’amour »

© Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC
Partager

L'archevêque de Lyon partage ses impressions, au retour du grand Congrès de la Miséricorde qui s'est tenu en Colombie.

La miséricorde fut un « fil rouge » du pontificat de Jean-Paul II. A la mort du Pape polonais, plusieurs cardinaux et évêques ont souhaité marcher dans ses traces. Encouragés par Benoît XVI et guidés par la figure de Sainte Faustine, mystique polonaise chargée par le Christ de faire connaître au monde la Miséricorde divine, ils ont organisé un premier Congrès Apostolique mondial de la Miséricorde Divine à Rome en 2008.

Cette semaine, la troisième édition du Congrès vient de s’achever à Bogota, présidé par le cardinal Schönborn, l’archevêque de Vienne. Dans la capitale colombienne, des participants du monde entier se sont réunis sur le thème : "Manifeste-toi au monde, Seigneur, à travers ton Eglise, Sacrement de ta Miséricorde !". Le Pape François a envoyé un émissaire spécial, le cardinal Erràzuriz Ossa, archevêque émérite de Santiago du Chili. L’épiscopat français fut représenté par Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque émérite de Meaux et par le cardinal Philippe Barbarin.

Interrogé par Adélaïde Patrignani, l’archevêque de Lyon revient sur ces quatre jours de congrès : "Nous avions une base dans un collège des Augustins à Bogota, et nous avons passé aussi une journée entière dans un sanctuaire de Saint-Pierre Claver, qui était un apôtre et un amoureux des pauvres en Colombie, puis une autre journée à la Cathédrale de sel à Zipaquirá. Les témoignages affluaient de partout. Moi, par exemple, je revenais de mon voyage en Irak, on m’a donc demandé de parler de ce que j’avais vu et vécu en Irak. C’était très varié : par exemple le moment de la confession de certains d’entre nous pendant ce pèlerinage aura sans doute été le moment le plus important. Chacun d’entre nous a reçu le pardon de Dieu, nous aidant à nous faire, à nous refaire et à nous parfaire".

Qu’est-ce qui explique le succès d’un tel Congrès Mondial encore aujourd’hui ?
Mgr Barbarin : Cette image de Jésus miséricordieux communiquée par Sainte Faustine exprime une vérité révélée qui a une résonance très concrète chez tout le monde. Et c’est l’un des traits de génie de l’enseignement de Jean-Paul II. Il est parvenu à faire face à tant de difficultés, de conflits, d’injustices et de cruauté dans le monde – on sait que nous sommes actuellement confrontés à des situations sinueuses en Syrie, à Gaza et en Irak – en gardant un certain optimisme, qui ne se traduit pas en disant “rassurez-vous, il faut garder le moral” comme dans la méthode Coué. Cela signifie que même si nous sombrons dans un abîme de violence et d’injustice, comme ce fut le cas pour Jésus à qui on a fait tant de mal, nous sommes entre les mains de Dieu. Cela veut dire que lorsqu’il y a un excès de mal, un mal complètement irrationnel comme en ce moment en Irak, la seule réponse possible est un excès d’amour. Cet excès d’amour est sans doute l’une des plus belles définitions de la Miséricorde, qui nous rend de toute façon victorieux.
Tenez par exemple, je suis allée il y a trois semaines en Irak, et c’est exactement ce qu’a fait le patriarche, Louis Raphael Sako: Nous avons rencontré énormément de fidèles dans plusieurs villes, et lorsqu’ils pleuraient le patriarche leur disait “Ne désespérez pas, c’est un très grave péché”. Mossoul est la ville de Ninive dans l’Ancien Testament, et le prophète Jonas qui a converti Ninive a été 3 ans dans le ventre de la baleine, puis après il est sorti. Et nous à présent nous sommes engloutis dans ces ténèbres mais un jour le Seigneur vous ramènera à la vie, vous devez avoir confiance en Lui, c’est cela l’espérance chrétienne. Le patriarche Sako est un bon pasteur qui écoute les souffrances de son peuple, mais qui en même temps lutte contre lui pour qu’il ne dérive pas vers le désespoir. 

Pages: 1 2

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]