Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Samedi 31 juillet |
Saint Ignace de Loyola
home iconÉglise
line break icon

Saint Jean Eudes (1601-1680), apôtre du cœur de Jésus et de Marie

Public domain

Jacques Gauthier - Le blogue de Jacques Gauthier - Publié le 19/08/14

Fêté le 19 août, ce grand prédicateur et éducateur se voua à « établir la vie et le royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes » en répandant le culte du cœur de Jésus et de Marie.

Du blogue de Jacques Gauthier

On a dit de saint Jean Eudes qu’il avait été le saint Vincent de Paul de la Normandie. Prédicateur fervent, son attachement aux cœurs de Jésus et de Marie le rend solidaire des exclus à une époque caractérisée par le jansénisme. Il a rendu compte de son espérance chrétienne au milieu des joies et des épreuves. La liturgie du jour de sa fête, le 19 août, le présente comme celui qui « annonce l’incomparable richesse du Christ ».

Un enfant de Marie
Jean est né en 1601 dans le petit village de Ri en Normandie. Ses parents, Isaac Eudes et Marthe Corbin, de condition modeste, n’ont pas encore d’enfants après trois ans de mariage. Ils font le vœu d’aller en pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Recouvrance s’ils ont un enfant. C’est ainsi que Marthe devient enceinte et que le futur enfant est offert à Jésus et à Marie. Cela leur réussira, car Jean sera l’aîné de deux frères et de quatre sœurs.
L’enfant vit dans une paroisse où il y a peu d’instruction et où l’on communie rarement. Vers l’âge de douze ans, il s’intéresse à Dieu, désirant le connaître. À quatorze ans, il commence ses études chez les jésuites à Caen. Bon élève et apôtre de Marie, il semble fait pour être jésuite. Il lui faut un certain temps afin de trouver son chemin vers le sacerdoce, d’autant plus que la vie souvent médiocre du clergé diocésain de son temps ne l’attire pas.
Il découvre un institut nouveau, l’Oratoire de Jésus, qui ouvre une maison à Caen en 1622. L’Oratoire, fondée par Pierre de Bérulle en 1611, n’est pas un ordre religieux, mais une société de prêtres qui vivent en communauté et qui veulent contribuer au renouveau spirituel du clergé. Jean Eudes est séduit par cette société qui ne fait pas de vœux de religion mais qui insiste sur le ministère du prêtre en se référant à Dieu par Jésus et par Marie. Il se rend à Paris et entre dans cette congrégation sacerdotale de l’Oratoire. Il est accueilli par le fondateur, le cardinal de Bérulle, qui sera son maître spirituel.

Les missions et les séminaires
Ordonné prêtre en 1625, Jean Eudes participe à la ferveur de cette communauté naissante. Il revient souvent en Normandie pour y prêcher des retraites populaires qui connaissent un grand succès. Il s’occupe aussi des pestiférés. Ces retraites populaires, qu’il appelle des missions, peuvent durer plusieurs mois. Plus qu’une simple prédication, il s’agit d’une véritable tournée d’évangélisation : conférences, visite des malades, catéchèse avec les enfants, sacrements, conversion.

Mais qui entretiendra la flamme allumée par les missionnaires? Les prêtres dévoués et compétents se font rare. Il leur faut une formation pastorale et spirituelle, d’où le désir de Jean de fonder un séminaire qui serait en lien avec les missions. Ses supérieurs ne sont pas pressés. Mais son idée fait son chemin, celle d’unir l’œuvre des Missions (prédication, prière, communion, confession) à celle des Séminaires (conférences, retraites, manière de prêcher, préparations à l’ordination). Il me semble que cette intuition est encore valable aujourd’hui.
Vincent de Paul et Olier le persuadent de s’occuper de la formation du clergé dans l’esprit du concile de Trente. Pour cela, Jean quitte l’Oratoire en 1643 et fonde un séminaire à Caen. Certains ne lui pardonneront pas ce départ de l’Oratoire, d’autant plus qu’il crée la Congrégation de Jésus et de Marie, dite des Eudistes, présente encore aujourd’hui dans plusieurs pays. La Congrégation est créée selon les mêmes principes que ceux de l’Oratoire; ainsi, on ne fait pas de vœux, mais on mène la vie communautaire comme chemin de perfection. Il établit avec ses prêtres plusieurs séminaires en Normandie et en Bretagne. Il fonde aussi la congrégation Notre-Dame de Charité, destinée à recevoir les prostitués, ce qui en scandalise plus d’un. De cet institut naîtra plus tard la congrégation du Bon Pasteur d’Angers.

  • 1
  • 2
Tags:
sacre coeur
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
Christophe Dickès
Traditionis Custodes : « La diversité des rites fait la richesse ...
2
ELDERLY MAN
Philip Kosloski
Ce psaume qui souligne avec justesse la beauté de la vieillesse
3
HIDILYN DIAZ
La rédaction d'Aleteia
Jeux Olympiques : la médaille miraculeuse sur le podium !
4
MARIAGE
Timothée Dhellemmes
Pass sanitaire : quelles sont les règles pour les mariages ?
5
Martin Steffens
Martin Steffens : « Le pass sanitaire est une défaite de la moral...
6
SCROVEGNI
Agnès Pinard Legry
Les splendides fresques de Giotto désormais au patrimoine mondial...
7
Caroline Becker
Les cierges de Notre-Dame de Paris brûlaient-ils toujours au lend...
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement