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Au Bénin, la pauvreté pousse à la vente d’enfants

Flickr / Milouse

benin

Radio Vatican - Publié le 01/08/14

Au Bénin, des jeunes de 10 à 17 ans peuvent être vendus comme esclave par leurs parents, pour 30 euros....

« La pauvreté et la désagrégation du noyau familial sont deux des principales causes » du phénomène, comme l’affirme la campagne « Je ne suis pas en vente » des Missions salésiennes du Bénin pour protéger les enfants, qui ajoute que le problème s’explique aussi par « le manque d’éducation des jeunes et de leur famille, les conflits et l’instabilité politique, les dettes accumulées par la famille et l’impunité dont jouissent les trafiquants ».

La problématique est aussi liée à sa régionalisation, selon le père Juan José Gomez, responsable de la maison d’accueil Don Bosco de Porto Novo, interrogé par Antonino Galofaro pour Radio Vatican : "Les frontières ne sont pas bien limitées ni sécurisées. Il y a aussi la question de l’acte de naissance et de l’identité de chaque enfant. Chaque jour, il y a plusieurs enfants qui naissent et qui ne sont pas déclarés. Par après, nous n’avons pas le suivi de ces enfants. Il y a un travail à accomplir au niveau du gouvernement et des personnes à l’état afin qu’ils prennent conscience de cette réalité et commencent à prendre des mesures au niveau des actes de naissance, des frontières, des centres d’accueil et des accords bilatéraux ou multinationaux avec les différents pays qui sont impliqués. Ensuite, nous travaillons surtout avec la société à travers des affiches, des émissions de radio ou de télévision et des documentaires pour que la société commence aussi à prendre conscience de ce phénomène. On essaye d’accueillir les enfants, de leur donner un avenir à travers une éducation."

La lutte contre ce phénomène est d’autant plus difficile vu la connivence de la politique, comme ces femmes de politiciens au Niger arrêtées fin juin pour avoir acquis des nouveaux nés ?
Oui, on reconnaît aussi qu’au Bénin, il y a des personnes importantes qui sont impliquées dans le phénomène. S’il y avait une vraie volonté, on pourrait réduire le nombre d’enfants. Nous parlons de 60.000 enfants. Au Bénin, 1 enfant sur 3 de moins de 17 ans est actuellement soumis à un trafic. On voit qu’il y a de nombreuses personnes qui sont impliquées car il y a une grande demande d’apport de main d’œuvre. Beaucoup de gens recherchent les enfants parce qu’ils représentent une main d’œuvre moins chère et qu’il est facile de s’en procurer.

La vie de ces enfants est aussi mise en danger ?
Ici, au Bénin, comme on est proche des nigériens, il y a le trafic d’organes et il y a le trafic d’êtres humains pour les sacrifices humains au niveau des vaudous de la religion traditionnelle. On coupe la tête des enfants, on fait des rituels pour avoir le pouvoir et pour avoir de la réussite dans la vie.

Quelles sont les conséquences pour les enfants ?
L’enfant est complètement blessé. « Pourquoi mes parents m’ont vendu ? Pourquoi mes parents m’ont trafiqué ? » Ils ne comprennent pas. Ils n’ont plus confiance dans les adultes. Ils n’ont confiance envers personne. Il y a donc un gros travail d’accueil, d’esprit de famille et de confiance à accomplir pour aider l’enfant. Mais en même temps, on est en train de gâcher l’avenir du pays car si ces enfants commencent à travailler ou sont blessés, ils n’iront pas à l’école et il n’y aura pas de cadres pour relever le pays.

Est-ce qu’il y a une coopération dans la région pour s’attaquer à ce problème ?
Non, il y a de mauvaises relations diplomatiques entre pays à cause des frontières, de Boko Haram… On n’arrive déjà pas à se mettre d’accord dans un même pays et quand il s’agit de plusieurs pays, la situation est encore plus complexe.

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