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Mgr Melki : « Le silence nous fait mal »

Allen kakony
chretiens irak
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La Tribune de Terre Sainte s'est entretenue en exclusivité avec Mgr Grégoire Pierre Melki, Exarque patriarcal Syriaque-Catholique de Terre Sainte.

 

Depuis quand êtes-vous ici ? Sur quel territoire s’étend votre Exarchat patriarcal ? Quelles sont les difficultés que rencontre votre communauté ?
J’ai été nommé Exarque patriarcal de Jérusalem et de Terre Sainte le 18 mai 2002,  après avoir passé 27 ans à Montréal (Canada). Là-bas, je m’occupais de la plus grande paroisse de la diaspora  Syriaque-Catholique – notons que la plus grande communauté est présente aux Etats-Unis. Le territoire de l’exarchat  patriarcal s’étend sur Israël, les Territoires Palestiniens et la Jordanie. C’est une toute petite communauté qui compte trois paroisses : la paroisse Saint-Thomas de Jérusalem, la paroisse Saint  Joseph à Bethléem et la paroisse de la Vierge Marie à Amman. Au Proche et Moyen-Orient, la situation est grave pour les familles, et difficile pour tous : Que va-t-il nous arriver ? Les conditions de vies incitent les familles à partir. Nous avons environ cent cinquante familles entre Jérusalem et Bethléem ; à Amman, trois cent familles dont une partie vient d’arriver d’Irak. Nous prions. Encore mercredi [23 juillet] nous avons fait une adoration pour la paix.

Quelles sont vos relations avec l’Eglise Syriaque-Orthodoxe ?
Nous avons de très bonnes relations. Les deux Patriarches,  Ignace Joseph III Younan (Syriaque-Catholique) et  Ignace Ephrem II Karim (Syriaque-Orthodoxe) s’entendent très bien. Il y a une évolution encourageante pour l’avenir. Les deux Eglises prennent conscience de la racine commune de la famille syriaque et de la nécessité de se rapprocher, de s’entraider et d’aller jusqu’à l’union. Il y a la mise en place de commissions bilatérales pour conserver et diffuser notre patrimoine. L’unité ne se fera pas seulement par la volonté humaine, mais grâce au souffle unificateur de l’Esprit-Saint. Il faut pour cela aller en profondeur, être témoin du Christ : donner la Charité.

En insistant sur son statut d’Évêque de Rome, le pape François facilite la collaboration entre les Eglises Orthodoxes. C’est un pas énorme, car la Primauté de Rome est maintenant vue dans une démarche de compréhension. Ce titre honorifique est depuis Paul VI et surtout Jean-Paul II mieux vécu. Nous espérons que la position du pape François comme Évêque de Rome va aider. L’unité pourrait aussi se faire par la date de Pâques. C’est une farce que de fêter la Résurrection à des dates différentes, c’est un contre témoignage de l’unité de l’Eglise du Christ face aux Juifs et aux Musulmans.

Propos recueillis par Charles-Edouard, le 25 juillet depuis Jérusalem pour la Tribune de Terre Sainte

 

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