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Soudan: Meriam toujours réfugiée à l’ambassade américaine

© AFP PHOTO
SUDAN, Khartoum : In a handout picture obtained from the legal team and taken with a smart phone, Meriam Yahia Ibrahim Ishag (seated C), a Christian Sudanese woman sentenced to hang for apostasy last month, poses for a picture with her husband Daniel Wani, a US citizen originally from South Sudan (L), her newborn baby and the couple's 20-month-old son, one of her lawyers Mohanad Mustafa (R), and other members of the legal team at an undisclosed location in Khartoum on June 23, 2014. The Sudanese convert to Christianity who gave birth in prison after being sentenced to hang on May 15 for apostasy was freed on June 23 but immediately went into hiding, fearing for her life, Mustafa said. AFP PHOTO/HO/ISHAG'S LEGAL TEAM == RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO " - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS 
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Alors que l’Agence Fides annonce ce jour le blocage des permis de construction d’églises à Khartoum, l’audience du procès de Meriam Ishag vient d’être reportée.

Le gouvernement soudanien, par le biais de son Ministre des Affaires religieuses, Shalil Abdullah, a annoncé le blocage des permis relatifs à la construction de nouvelles églises, annonce Fides dans une dépêche parue ce jour. 

Le Ministre a expliqué cette décision par le fait que la communauté chrétienne au Soudan se soit fortement réduite suite à la sécession du Soudan du Sud, dont provient la majorité des chrétiens qui vivaient à Khartoum. Après l’indépendance du Soudan du Sud, en juillet 2011, les citoyens originaires du sud ont été contraints à quitter le Soudan.

L’Eglise catholique au Soudan s’est récemment plainte des discriminations subies par les chrétiens vivant dans le pays. « La situation juridique des chrétiens au Soudan est véritablement préoccupante » a affirmé, au cours d’une récente visite au siège central de la Fondation de droit pontifical Aide à l’Eglise en Détresse, Mgr Eduardo Hiiboro Kussala, Evêque du Diocèse sud-soudanais de Tambura-Yambio.
Une note envoyée à l’Agence Fides rappelle que, « bien que la Constitution garantisse des droits égaux à tous les soudanais, sans aucune distinction de credo, les chrétiens sont considérés et traités comme des citoyens de deuxième classe ». « Les membres du clergé ne peuvent obtenir de passeport et lorsqu’ils quittent le pays, ils ne savent jamais s’ils pourront y retourner. De nombreux prêtres ont été expulsés et les Evêques sont contraints au silence parce qu’ils ne peuvent exprimer librement leurs opinions propres », a expliqué Mgr Kussala.

Les plus vulnérables sont les simples fidèles, comme dans le cas de Meriam Yahia Ibrayim Ishaq, la jeune femme de 27 ans condamnée à mort pour apostasie (cf. Aleteia). « La foi de Meriam était bien connue de tous, rappelle l’Evêque, mais un jour, à l’improviste, la jeune femme a été menacée puis condamnée et le gouvernement n’a agi en aucune manière, laissant les responsables islamiques décider de l’avenir de cette jeune femme ». 

Meriam a ensuite été libérée suite à de fortes pressions internationales mais a été de nouveau arrêtée en voulant quitter le Soudan, pour falsification de documents, après avoir présenté un passeport du Soudan du Sud et un visa pour les Etats-Unis. Elle se trouve depuis en liberté surveillée à l’ambassade américaine de Khartoum, qui a du reste attesté de l’authenticité des documents- (cf. Aleteia), dans l’attente d’un nouveau procès pour ces accusations qui peuvent lui valoir 5 ans de prison. 
La date de la prochaine audience ne cesse d’être reportée en cette période de Ramadan. Mohaned Mostafa al Nour, l’avocat de Meriam, s’est rendu jeudi dernier au tribunal mais le procureur ne s’est pas présenté, ce qui plonge une nouvelle fois la jeune femme et sa famille dans l’incertitude et l’attente. 

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