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« Santé reproductive » aux Philippines : les évêques préconisent l’objection de conscience

DR / Eglise d'Asie
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Dans leurs « directives pastorales », les évêques philippins réaffirment la volonté de l’Eglise d’être « un éveilleur de conscience » dans l’application de la loi sur la « santé reproductive », s’agissant notamment des contraceptifs.

Sortant de l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale, qui s’est tenue du 4 au 6 juillet, le président nouvellement élu de l’épiscopat philippin, Mgr Socrates Villegas, a tenu une conférence de presse le 7 juillet. Il a précisé le positionnement de l’Eglise catholique dans cette affaire et plus largement dans la société philippine.

« Nous ne sommes pas un groupement politique, a-t-il plaidé. Nous ne sommes ni de l’opposition ni du gouvernement. Notre position sera toujours celle du Christ. (…) Notre travail, en tant qu’hommes d’Eglise, n’est pas d’être des fauteurs de trouble social. Nous sommes des fauteurs de trouble de la conscience car nous voulons troubler les consciences de manière à ce que chaque conscience écoute la voix de Dieu. » A l’adresse des journalistes et des Philippins, il a ajouté : « S’il vous plaît, respectez notre identité en tant qu’Eglise : c’est à la conscience que nous nous adressons et c’est la moralité que nous défendons. J’espère ainsi clarifier le positionnement de la CBCP (Catholic Bishops’ Conference of the Philippines) concernant le jugement de la Cour suprême sur la RH Bill. »

Agé de 53, président de la Conférence épiscopale depuis décembre dernier, Mgr Villegas, qui fut secrétaire de feu le cardinal Jaime Sin (1928-2005), n’a pas hésité à se référer à la notion de « collaboration critique », mise en avant, en son temps, par l’archevêque de Manille du temps de la loi martiale et de la dictature de Ferdinand Marcos (au pouvoir de 1965 à 1986). « Quand le pouvoir en place sert le bien commun, vous pouvez compter sur les évêques pour être en pleine collaboration, [mais] si ce bien commun est menacé ou si les normes morales sont violées, si la dignité humaine est compromise, si la famille est attaquée et si la vie humaine ne coûte pas cher, alors nécessairement et de manière très compréhensible, vous pouvez vous attendre à ce que les évêques se montrent plus critiques », a développé Mgr Villegas, soulignant que, du temps de Marcos comme de l’après Marcos, il y a eu des périodes où les évêques étaient plus critiques que collaboratifs et vice-versa.
En conclusion, le président de la CBCP a affirmé que l’attitude de collaboration critique de l’Eglise vis-à-vis du président Benigno Aquino, l’actuel président, n’était pas propre à l’Eglise aux Philippines mais se rencontrait ailleurs dans le monde, le pape appelant les chrétiens partout où ils se trouvent à œuvrer à la protection de la dignité de la personne humaine.
 
Source : Agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP), Eglises d’Asie :

En photo : Manifestation contre la loi sur la santé reproductive à Manille (photo d’archives Eglises d’Asie).
 

 

 
 

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