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« Santé reproductive » aux Philippines : les évêques préconisent l’objection de conscience

DR / Eglise d'Asie
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Dans leurs « directives pastorales », les évêques philippins réaffirment la volonté de l’Eglise d’être « un éveilleur de conscience » dans l’application de la loi sur la « santé reproductive », s’agissant notamment des contraceptifs.

À l’occasion de la parution de « directives pastorales au sujet de l’application de la loi sur la « santé reproductive », l’épiscopat philippin a réaffirmé, le 7 juillet, sa volonté d’être « un éveilleur de conscience » dans le pays, mettant en avant le fait que son positionnement vis-à-vis du pouvoir politique était celui d’une « collaboration critique » au service du bien commun.

La RH Bill ou Reproductive Health Bill est cette loi sur « la santé reproductive » qui a fait couler beaucoup d’encre aux Philippines tant ses opposants, en tête duquel se trouve l’Eglise catholique, ont croisé le fer durant plus de quinze ans avec ses promoteurs, au nombre desquels figurent les différents présidents qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1998, date de l’introduction devant le Congrès d’un projet de loi visant à mettre en place un financement public obligatoire des moyens de contraception et à introduire l’éducation sexuelle à l’école. On se souvient que la bataille s’est achevée par une validation sous conditions de la loi par la Cour suprême le 8 avril dernier, adversaires et promoteurs de la loi saluant, les uns comme les autres, une victoire de leurs camps respectifs.

C’est notamment pour clarifier les droits et devoirs des catholiques vis-à-vis de cette loi en passe d’être appliquée que les évêques, dans un texte signé du président de la Conférence épiscopale, ont publié, ce 7 juillet, des « directives pastorales » détaillées et précises, soulignant que les attendus de la décision des juges suprêmes du 8 avril dernier, longs de 104 pages, n’étaient sans doute pas accessibles aux non-juristes et avaient besoin d’être « présentés ». Les acteurs du domaine de la santé, qu’ils soient médecins, infirmiers, sages-femmes, aides médicales ou techniciens de la santé, sauront ainsi quels sont leurs droits face à cette loi, de même que les catholiques employés dans la fonction publique qui pourraient être amenés à faire appliquer la loi en question, soulignent les évêques.
A travers quinze points précis, les directives pastorales expliquent que les dispositions arrêtées par les juges suprêmes en avril dernier reconnaissent le droit à l’objection de conscience tant des travailleurs du secteur de la santé que des fonctionnaires catholiques dans le cadre de leur emploi. « Les catholiques doivent avoir à l’esprit qu’ils ne peuvent pas être contraints de promouvoir, distribuer ou administrer des contraceptifs artificiels contre leur conscience morale ou religieuse », souligne le texte, qui donne des exemples précis où cette objection de conscience s’applique.
Par exemple, dans les cas des catholiques employés dans la fonction publique, les évêques écrivent : « De manière évidente, les catholiques ne devraient pas, sur la base de critères moraux, chercher à travailler dans les agences gouvernementales qui ont pour tâche de promouvoir les moyens de contraception artificiels (…). Mais si les circonstances les obligent à être employés par ces agences, les catholiques doivent savoir qu’ils ne peuvent pas être forcés de promouvoir, distribuer ou administrer les contraceptifs artificiels contre leurs convictions morales ou religieuses. »

De même, concernant les personnels soignants agissant dans le cadre d’un établissement public ou privé, un catholique confronté à une demande en contraceptifs artificiels « n’est pas obligé et peut refuser d’informer son patient du lieu ou de la personne auprès desquels celui-ci pourra obtenir ces produits contraceptifs ». Sur ce point précis, les évêques prennent position sur un point contesté, les promoteurs de la RH Bill affirmant que les juges suprêmes n’ont pas étendu l’objection de conscience jusque-là et que les soignants, quelles que soient leurs convictions, ont un devoir d’information vis-à-vis de leurs patients.

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