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Sport et prière. Vive le jogging spirituel !

Daniele Zanni / Flickr CC
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Louer le Seigneur en courant, c'est possible ! C'est même jubilatoire, comme en témoigne un joggeur impénitent : Jacques Gauthier.

 Du blogue de Jacques Gauthier
 
 J'ai couru mon premier marathon à Montréal en 1983. Depuis, le jogging fait partie de ma vie. Je cours le matin pour le plaisir, la forme, la méditation, la prière. Il y a une joie à sortir de soi, à se fondre dans le paysage, à s’envoler avec la route.
 
La louange en espadrilles
 
J’espère continuer mes escapades en espadrilles tant que mes genoux tiendront le coup, car mon âme ne porte pas à terre, elle a besoin du corps pour célébrer la vie. Les vingt premières minutes sont pour mon corps, le reste, pour mon âme.
 
Je loue le Seigneur en courant. C’est une façon de prier, d’unir mon corps et mon esprit en une tendre complicité. Je cours à l’odeur « des parfums du Bien-Aimé », comme la fiancée du Cantique des cantiques. Je le loue pour tout ce que je vis au moment présent. Je remercie le Seigneur pour mes jambes, que je ne changerais pas pour des ailes.
 
Il y a un autre exercice, plus vital, que j’accomplis fidèlement chaque matin : l’oraison intérieure et silencieuse, appelée aussi prière contemplative. Ce jogging spirituel est excellent pour l’âme. Je me laisse rejoindre par le Seigneur en me recueillant, corps et âme, et j’attends. L’attention amoureuse à son mystère est d’autant plus facile si mon corps est détendu, comme après une séance de jogging, qui est pour moi une bonne préparation à l’oraison.
 
L’oraison contemplative
 
Faire oraison tous les matins, c’est exigeant. Il en est ainsi pour l’athlète qui se prépare à une compétition ou l’artiste qui s’exerce à son art. Comme l’écrit saint Paul: «Tous les athlètes à l’entraînement s’impose une discipline sévère.» (1 Co 9, 25) Mais eux, c’est pour une couronne de laurier, alors que nous, «pour une couronne qui ne se fane pas». Nous ne courons jamais en vain avec le Seigneur, car le but est la vie éternelle. C’est ce que à quoi nous entraîne l’oraison. «Je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.» (Ph 3, 14)
 
Contrairement au jogging, le plus grand effort dans l’oraison est de ne pas en faire. Il ne s’agit pas ici d’avoir de belles pensées, mais plutôt d’aimer beaucoup; de faire le vide, mais plutôt de communier au Christ; de parler beaucoup, mais d’écouter. C’est l’œuvre d’une vie. On passe de la tête au cœur, de la souffrance à la résurrection.
 
«Il s’agit de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l’espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d’entre les morts. Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.» (Ph 3, 11-12).
 
Paru dans La vie est belle, juillet-août 2014, p. 42.

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