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Mondial 2014 : pour le goal du Costa Rica, « Dieu vient en premier, puis ma famille »

© KIERAN MCMANUS / BACKPAGE IMAGES LTD / DPPI MEDIA

BRAZIL, Recife : Costa Rica players kneel at the half way line as they prepare to watch the final penalty in the shootout, with several players unable to watch the drama during the 2014 FIFA World Cup football match, round of 16 between Costa Rica and Greece on June 29, 2014 at Arena Pernambuco in Recife, Brazil. Photo Kieran McManus / Backpage Images / DPPI

Javier Ordovás - Publié le 05/07/14

Une révélation, et une équipe qui prie ensemble : voici le beau témoignage de Keylor Navas, le gardien de but du Costa Rica.

Au sein du “groupe de la mort”, c’est probablement la sélection la plus admirée de toutes celles qui disputent  la Coupe du Monde. Le comportement exemplaire du Costa Rica, capable de surprendre tous les spécialistes de la planète en arrivant en huitièmes de finale, invaincu contre trois champions du monde, Italie, Angleterre et Uruguay, est sans précédent dans l’histoire de la compétition.  

D’une lectrice d’Aleteia : "J’aimerais que vous fassiez un article sur l’humilité dont a témoigné  l’équipe du Costa Rica. Je ne suis pas de ce pays, mais j’ai regardé leur jeu et j’ai été frappée de voir l’équipe s’agenouiller et prier au moment des pénalties…Chaque joueur se signait quand il devait taper dans le ballon. La présence de Dieu, la foi, l’espérance et l’humilité ont joué un rôle capital."

Mais la star de l’équipe est son gardien de but Keyton Navas qui, dans la série des pénalties, a réalisé un grand étirement et, par pur réflexe, détourné la trajectoire du ballon qui apparemment allait marquer un but, donnant la victoire au Costa Rica.
Evènement historique, puisque c’est la première fois que ce petit pays accède aux quarts de finale d’un Mondial, passant en outre dans le « groupe de la mort ». Et, comme il le dit lui-même, c’est que,  avant chaque match,  « je parle avec  Dieu et lui demande de m’aider. Je lui dis  que tout ce que je vais faire au cours du jeu  est pour sa gloire. Je lui demande de me mettre un ange de chaque côté,  à chaque poteau, et qu’il  soit derrière moi pour que tout se passe bien ».  Sur son compte Twitter, Keylor  a mis une photo du penalty arrêté avec ce texte : « Arrêté pour Dieu, ma famille, les coéquipiers, pour tout le Costa Rica ».  

Les statistiques confirment que  Keylor Navas est le meilleur gardien de but actuel de la Ligue BBVA, et ses prodigieux arrêts créent la surprise au Mondial du Brésil où il joue avec la sélection de son pays. Le gardien de but perçoit un des salaires les plus bas de l’équipe (300 000 euros bruts) et sa clause résolutoire, ou clause de résiliation, se monte jusqu’à 10 millions, même si 20% d’un transfert hypothétique revient au footballeur. En outre, Keylor cessera de détenir une  licence de joueur extra- communautaire car il va obtenir la double nationalité d’ici quelques mois. Mais Keylor Navas n’est pas n’importe quel gardien de but. 

C’est un gardien de but du Christ
Avant chaque match, le gardien de but du Levant  et de la sélection de Costa Rica s’agenouille sur la ligne de but, entre les poteaux, ouvre les bras et prie Dieu, le regard vers l’infini : « Je le fais et le ferai, même si des gens m’insultent, me demandent où je vais, me disent que je suis un connard parce que Dieu n’existe pas », explique-t-il, à la fois poli et très ferme. Face aux sceptiques et aux critiques les plus âpres, Navas s’appuie la Bible, son livre de chevet: « Galates 1-10 est mon passage favori  … «  est-ce la faveur des hommes, ou celle de Dieu que je veux gagner ? Est-ce que je cherche à plaire à des hommes? Si je voulais plaire à des hommes, je ne serais plus le serviteur du Christ », récite-t-il de mémoire, conscient que le rituel qu’il accomplit chaque jour et sa fiabilité comme gardien de but ont fait de lui un des gardiens de but les plus respectés dans le monde.  

Voici l’interview de Keylor Navas réalisée par le journal Levante El Mercantil Valenciano (ou Levante-EMV) :
Vous faites fréquemment allusion à deux piliers : les convictions religieuses et la famille.
Keylor Navas : Pour moi, Dieu vient en premier, puis ma famille. C’est ma manière de vivre, ma manière de voir les choses. Ainsi je peux vivre heureux.

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Tags:
BrésilFootball
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