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Opinion. L’affaire Sarkozy ? Pauvre France !

Former French President Nicolas Sarkozy (L) leaves the financial crimes section, on July 2, 2014 in Paris.

AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

FRANCE, Paris : Former French President Nicolas Sarkozy (L) leaves the financial crimes section, on July 2, 2014 in Paris. Nicolas Sarkozy was detained for questioning in a widening corruption probe, a judicial source said, in an unprecedented move against a former French president. Sarkozy had turned himself in for questioning a day after investigators detained his lawyer Thierry Herzog and two magistrates. The investigators are seeking to establish if the former president, with the help of Herzog, attempted to pervert the course of justice. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Philippe Oswald - publié le 02/07/14

Quel que soit le fondement de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, on ne voit pas quel bien pourrait sortir de l’humiliante garde à vue subie par l’ancien chef de l’Etat.

02/07/2014

A force de nous répéter que «les juges sont indépendants», on va finir par nous instiller un doute : ils pourraient donc ne pas l’être ? Comme dans les « affaires » précédentes mettant en cause Nicolas Sarkozy, la phrase est reprise en boucle…par tous ceux qu’arrange, à gauche et à droite, sa mise en examen « pour corruption et trafic d’influence actifs et recel de violation du secret professionnel », pas moins.

Les Français en sont-ils étonnés ? Après le déluge subi ces dernières années (Strauss-Kahn, Cahuzac – qui, lui, n’a pas subi de garde à vue- ou la précédente mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, pour ne citer que les ténors), l’opinion publique est largement mithridatisée : elle ne ressent plus guère les effets du poison avalé à dose quotidienne. Dans ce dernier épisode, la dose a seulement été un peu trop forte avec cette longue et humiliante garde à vue, une coercition jamais infligée dans notre pays à un ancien chef de l’Etat depuis l’arrestation de Louis XVI et celle de Philippe Pétain. Du coup, quoi qu’on pense de Nicolas Sarkozy, de sa personne et de son action à la tête du pays, on se sent, comme citoyen, éclaboussé et sali.

Les Français font-ils néanmoins « confiance à la justice de leur pays », autre phrase convenue ? Auraient-ils de bonnes raisons pour cela ? Ils la savent malade, pauvre comme Job, et, plus grave encore, atteinte par la gangrène idéologique. Le Syndicat de la magistrature avec son pitoyable « mur des cons » est désormais le symbole de cette dérive partisane qui rend dérisoire le débat sur « l’indépendance » de la justice. En outre, dans ce dernier épisode, l’accusation repose sur des écoutes téléphoniques – qui plus est, entre un client et son avocat, ainsi qu’entre celui-ci et son bâtonnier : très désagréable procédé avec lequel personne, au fond de lui-même, n’est à l’aise. Quand elles ne sont pas indispensables pour prévenir un attentat ou arrêter des criminels, les écoutes, c’est un truc « moche », comme la délation.

Enfin, personne ne se fait d’illusion. Quel homme politique, quel chef d’entreprise, quel simple contribuable peut échapper à cet autre « mammouth » français qu’est devenu notre Code pénal, pour peu qu’il soit dans le collimateur de la justice ou de l’administration, pour de bonnes, de moins bonnes ou de mauvaises raisons ?

Pendant ce temps, la France continue sa plongée et s’enfonce dans la pauvreté. Pauvreté morale : selon la DRESS (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), « en 2013, le nombre total d’IVG en France métropolitaine à la date du 13 mars 2014 a augmenté de 4,7 % par rapport au chiffre de 2012 » -qui atteignait déjà un sommet de 219 000 interruptions volontaires de grossesse (cf Allo Med’Actu).  Pauvreté économique :  selon les dernières statistiques de  l’Insee (concernant l’année 2011), la pauvreté touche 8,7 millions de personnes en France, un niveau historique, et la moitié des Français vit avec moins de 1630 euros par mois. Voilà des « affaires » autrement plus importantes ! Elles font pourtant beaucoup moins de bruit.

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Nicolas Sarkozy
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