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Sexualité, Contraception, Avortement… Ces réformes sociétales qui peinent à se renouveler

DR
campagne idf
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Les Cahiers Libres, partenaires d'Aleteia, se penchent sur le message simpliste des publicités utilisées depuis huit ans par le planning familial et le conseil régional d’Ile de France.

Depuis maintenant huit ans le conseil régional d’Ile de France et le planning familial financent une campagne de publicité avec toujours ce même message simpliste « Sexualité, Contraception, Avortement / Un droit, mon choix, notre liberté ».

Ce message est simpliste tout d’abord parce que l’expérience en France et à l’étranger a montré qu’une diffusion plus large des contraceptifs sans une amélioration préalable de l’éducation n’avait aucun effet positif sur l’avortement. Et depuis huit ans toutes les études ont accentué cette analyse. Dès lors, comment peut-on décemment d’un côté dire être pour une diminution du nombre d’avortements, sans de l’autre aider les jeunes à prendre conscience de leurs responsabilités ? Et par conséquent, les pousser volontairement à prendre des risques ?

Mais bien plus grave, ce message est simpliste dans les questions mêmes qu’il pose à celui qui le lit.

La sexualité est-elle affaire de droit ?
Personne n’a le « droit à une vie sexuelle », pour être plus précis personne ne peut opposer un tel droit à quelqu’un d’autre, puisque personne ne peut imposer à quiconque une relation sexuelle. Dans le cas contraire, la loi française caractérise cela comme un viol ou de la prostitution et condamne ces actes.

La sexualité est-elle affaire de choix ?
Oui, chacun peut choisir comment vivre sa sexualité. Cependant, il existe de très nombreuses limites que ce slogan écarte bien rapidement. D’un côté, l’autre partenaire a aussi le choix de refuser. D’autre part, certaines pratiques sont interdites.

La sexualité est-elle affaire de liberté ?
Chacun est libre d’avoir une vie sexuelle et de la mener plus où moins comme il l’entend. Mais ici aussi il faut distinguer les nombreuses limites du slogan : quelle liberté pour l’autre ? Ma liberté est-elle limitée par le droit (français) ?

La contraception est-elle un droit ?
Tout citoyen français a droit à un accès au soin. Une partie des contraceptifs sont remboursés par la sécurité sociale et peuvent être considérés comme faisant partie de cet « accès au soin » érigé par l’État comme droit pour ses citoyens. Cependant toutes les contraceptions ne peuvent être demandées et ne sont remboursées. Peut-on ainsi généraliser l’accès à toutes contraceptions comme un droit opposable ?

La contraception est-elle affaire de choix ?
Intuitivement la réponse est oui. Toutefois après avoir eu l’occasion de rencontrer un certain nombre de femmes enceintes en difficulté, je me suis aperçu qu’elle est bien souvent imposée. En particulier par le médecin qui donne rarement les informations sur ce qu’il prescrit et prend encore plus rarement le temps d’étudier avec elle ces différents paramètres. (Cela est avant tout du à la pression mise par l’État pour que les médecins soient plus efficients, au mépris de l’écoute du malade.) Pourquoi une majorité aussi écrasante de femmes choisit-elle un type de contraceptif aussi réduit alors qu’il est démontré que ce choix dépend de paramètres très variés qui imposent une personnalisation extrême ?

La contraception est-elle affaire de liberté ?
Ces jeunes femmes que j’ai eu l’occasion de rencontrer ont souvent un témoignage qui varie autour du thème suivant : « Lorsque je l’ai annoncé à mon copain, il m’a dit que je n’avais qu’à faire attention à ma contraception et que c’était mon problème ». Peut-on alors parler de liberté quant la femme se voit devenir dans les mentalités seule responsable de ce qui scientifiquement est le fait de deux personnes ?! La contraception ne peut être une affaire de liberté qu’en tant que décision de couple. Que ce soit lors d’une aventure d’un soir ou dans une relation continue, cette décision doit être prise antérieurement. Il s’agit là d’un acte responsable nécessaire.

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