Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Grève SNCF : a-t-elle coûté 400 millions, ou 4 milliards ?

DR / Wikimedia
SNCF TGV
Partager

On estime entre 500 et 3 000 le nombre d'entreprises touchées indirectement par les grèves de la SNCF.

Au delà d’une certaine durée, le coût d’une grève devient un élément non-négligeable à tout point de vue, surtout si l’on estime qu’elle aura un impact direct sur la croissance d’un pays. Avec une croissance proche de zéro, la France pourrait pâtir de cette mobilisation contre la réforme ferroviaire, emportant avec elle la bonne santé économique de nombre d’entreprises. En matière de calculs, les estimations divergent.

Grève SNCF : un pays bloqué par moins de 20 % de cheminots
Ce qui est sûr, c’est que de nombreux pans de notre économie seront affectés, à court terme, par la grève SNCF qui bloque le pays depuis plus d’une semaine. Il faut hiérarchiser les différents secteurs affectés par cette mobilisation syndicale, qui ne soulevait, dans les derniers jours, et alors que le conflit touche à sa fin, à peine 12 % des employés (moins de 20 % au début de la mobilisation) de la compagnie ferroviaire. La SNCF est évidemment la première touchée. Viennent ensuite les conséquences économiques pour les entreprises. De manière plus globale, l’économie française pourrait également ressentir cette grève. Un blocage qui laissera enfin un impact psychologique sur la politique française avec cette question qui commence déjà à se poser : la France est-elle réformable ?

Grève : un manque à gagner de 400 millions d’euros quotidien pour la France
Une grève de cette ampleur, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les acteurs économiques nationaux, au premier rang desquels les entreprises, entraîne forcément des conséquences sur le bilan économique du pays. Sur ce point, les estimations des économistes divergent. Marc Touati, par exemple; estime le manque à gagner quotidien à 400 millions d’euros. Une opinion partagée par Frédéric Gonand, de Paris-Dauphine, qui estime ce chiffre entre 300 et 400 millions d’euros. Soit 3 à 4 milliards d’euros depuis le début du mouvement.
 
Marc Touati rappelle que lors de la grande grève de 1995, le mouvement avait coûté au pays 1 point de PIB. "Cette fois-ci, la grève ne devrait pas excéder un impact de 0,1 à 0,2 point de PIB" précise l’économiste, qui ajoute qu’avec une croissance nulle, "l’impact relatif sera élevé à l’arrivée." Une opinion que ne partage pas l’Insee. Lors des grèves de novembre 2007, lors de la réforme des retraites, l’Institut national de la statistique avait estimé le manque à gagner pour le pays à 400 millions d’euros pour dix jours, et non pas par jour. Ce qui avait amené l’Insee à juger "négligeable" l’impact économique d’un tel mouvement social.

Entre 500 et 3 000 entreprises touchées indirectement
Quelles que soient ces estimations, l’impact sur les entreprises, bien que difficile à calculer lui aussi, reste une évidence. Pour la SNCF tout d’abord. Guillaume Pépy a évalué les pertes de son entreprises à 153 millions d’euros auxquels s’ajoute 12 millions d’euros par jour de grève supplémentaire. "Un tiers de notre résultat de l’année dernière. C’est énorme" a commenté à ce sujet le PDG de la SNCF.

Lire la suite de cet article sur le site d’Economie Matin

 

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]