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Lycéennes enlevées au Nigéria : deux mois déjà…

AFP PHOTO / BOKO HARAM

NIGERIA, UNKNOWN : A screengrab taken on March 24, 2014 from a video obtained by AFP shows a man claiming to be the leader of Nigerian Islamist extremist group Boko Haram Abubakar Shekau. Boko Haram has claimed responsibility for an attack on a key military barracks in Nigeria, in a new video obtained on March 24, 2014 by AFP that warns of further bloodshed, including against civilians. The man appeared younger, thinner and with different mannerisms from older videos, which could prompt fresh questions about whether the militant leader, who had previously been reported killed, is still alive. RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / BOKO HARAM" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Philippe Oswald - Publié le 14/06/14

Le 14 avril, 276 lycéennes nigérianes étaient enlevées par les islamistes de Boko Haram. Plus de deux cents restent captives. Y a-t-il encore un espoir de les retrouver alors que le chaos règne dans le pays ?

14/06/2014

(Légende photo : le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau)

Leur « crime » était d’être des filles et d’aller à l’école, dénonce « un collectif de personnalités » qui s’exprime dans Le Monde pour ce lugubre anniversaire. Les signataires auraient pu ajouter : et d’être des chrétiennes, puisque les chrétiens sont principalement visés par les terroristes islamiques, et que ceux-ci ont déjà pratiqué un odieux chantage à la « conversion » de leurs captives, très majoritairement chrétiennes.

Deux mois se sont écoulé et le doute s’installe sur la possibilité de libérer ces malheureuses, âgées de 12 à 17 ans, réduites en esclavage et violées par leurs ravisseurs. Le mini-sommet organisé à Paris par François Hollande à la mi-mai ressemble à un « coup de com » sans autre efficacité, à moins que la déclaration de guerre à Boko Haram fulminée par les chefs d’Etats africains n’ait au contraire « gelé » des négociations en cours comme le soupçonne la presse nigériane. Depuis, non seulement on n’est toujours pas arrivé à localiser les prisonnières (presque certainement disséminées dans différentes caches de Boko Haram dans une forêt vaste comme l’Ile de France), mais les terroristes islamistes ont multiplié les attentats, résume RFI : bombe sur un terrain de football au stade de Mubi, au nord-est du pays, le 1er juin (40 morts), nouveau kidnapping d’une vingtaine de femmes près de Chibok samedi dernier…Ni les drones envoyés par les Etats-Unis et la communauté internationale, ni les agents occidentaux sur place n’ont permis jusqu’à présent de marquer des points contre ces guérilleros.
Dans ce contexte, l’annonce faite fin mai par le chef d’état-major de l’armée nigériane selon laquelle les lycéennes auraient été localisées – annonce immédiatement démentie par les Américains- sonne comme une absurde vantardise et comme une gaffe monumentale. Le chef d’état-major aurait voulu rendre impossible la libération des captives qu’il ne s’y serait pas pris autrement. On ne s’étonne plus que l’armée qu’il dirige cumule les impairs ou brille par son absence : « La semaine dernière, dans la circonscription de Gwoza-Est, dans le sud de Borno, les forces de sécurité nigérianes ont quasiment abdiqué. Tout au long de la semaine, les insurgés ont envahi des villages, ils ont tué, pillé, brûlé sans que l’armée intervienne. », rapporte RFI. On espère cependant que le déploiement de soldats nigérians et camerounais des deux côtés de la frontière, décidé à Paris mais qui commence seulement à se mettre en place, finira par porter ses fruits.

Notons que dans les cas du Nigéria et du Mali comme dans ceux de l’Irak et de la Syrie, ce sont les armes occidentales qui ont inondé ces régions après la guerre contre Saddam Hussein en Irak et contre Kadhafi en Libye qui permettent aux islamistes de tenir tête aux armées régulières. Et de perpétrer des attentats qui ont tué des dizaines de milliers d’innocents, déjà plus de 3000 au Nigéria depuis le début de l’année.

« Notre pays se trouve être au pire moment depuis la malheureuse guerre civile de 1970 »[l’affreuse guerre du Biafra] a déclaré Bisi Akande, ancien président par interim du Congrès progressiste (All Progressive Congress, APC), le mouvement d’opposition qui affrontera le parti du président Jonathan aux élections législatives et présidentielle de 2015, rapporte Jeune Afrique.

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