Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Jeudi 29 juillet |
Sainte Marthe
home iconActualités
line break icon

Irlande : mise au point sur l’affaire des 800 bébés

AFP PHOTO/PAUL FAITH

IRELAND, Tuam : This picture shows a shrine in Tuam, County Galway on June 9, 2014, erected in memory of up to 800 children who were allegedly buried at the site of the former home for unmarried mothers run by nuns. Up to 800 babies and children were buried in a mass grave in Ireland near a home for unmarried mothers run by nuns, new research showed, throwing more light on the Irish Catholic Church's troubled past. Death records suggest 796 children, from newborns to eight-year-olds, were deposited in a grave near a Catholic-run home for unmarried mothers during the 35 years it operated from 1925 to 1961. AFP PHOTO/PAUL FAITH

Sylvain Dorient - Publié le 12/06/14

La sordide affaire des squelettes de bébés retrouvés dans un foyer catholique pour mères célibataires a fait la une des médias. Si l’émotion est légitime, certains ont grossi le trait jusqu’à inventer des détails sordides.

Catherine Coreless, une femme de ménage passionnée par la généalogie, est à l’origine de la redécouverte de ces 796 squelettes de bébés, enterrés dans une fosse commune, avec un simple linceul en guise de cercueil sur le terrain du foyer Sainte-Marie, à Tuma, dans le comté de Galway.
Ils avaient été trouvés en 1975, mais cette historienne locale, avait souhaité avec le collectif d’historiens auquel elle appartient, que soit donnée une sépulture plus décente à tous ces enfants, avec une plaque commémorative rappelant les noms. Mais tout s’est emballé malgré elle, les médias ont parlé de bébés « jetés dans une fosse septique ». Mme Coreless a réagi, horrifiée par les propos que l’on lui prête : « Ce ne sont pas mes mots. Je n’ai jamais parlé d’une fosse septique, et je n’ai pas non plus prétendu que les bébés avaient été jetés ».

Malgré tout, il reste que la découverte faite par cette historienne amatrice est particulièrement sinistre. L’éditorialiste du Forbes, Eamonn Fingleton, a quant à lui publié un article incisif intitulé « Pourquoi l’histoire des bébés « jetés dans une fosse septique » est une arnaque » : « Un fait semble incontestable : les conditions dans les orphelinats irlandais jusqu’aux années 1960, et même plus tard, ressemblaient à celles qui sont décrites dans les romans de Dickens. Le taux de mortalité était scandaleusement élevé (…) Une grande partie du problème était la pauvreté généralisée de l’époque (celle des années 1920 jusqu’au début des années 1960, pendant laquelle fonctionna l’institution au centre du scandale). Parce qu’ils étaient cruellement sous-financés, les orphelinats irlandais étaient honteusement surpeuplés, ce qui signifie que quand un bébé attrapait une infection, tous les autres l’attrapaient. »
Mais cela ne dédouane pas pour autant les sœurs, qui se montraient selon Catherine Coreless « puritaines » à l’égard des femmes ayant eu des enfants hors mariage. Suite à cette affaire, dont l’ampleur dépasse tout ce que cette historienne avait pu imaginer, le gouvernement irlandais vient de décider d’ouvrir une enquête sur les traitements infligés aux mères non mariées et à leurs enfants.

Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement