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Syndicat : la CFDT ne veut plus être une « centrale chrétienne »

DR / Flickr - VX Lentz
CFDT
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La CFDT vient de supprimer la référence à « l'humanisme chrétien » du préambule de ses statuts.

Après les idées, la référence. Se couper de ses racines pour avoir l’impression de se moderniser, mais aussi pour se "laïciser", voilà un comportement typiquement dans l’air du temps. Pour autant, cela fait déjà un demi siècle que la CFDT s’était éloignée de l’esprit d’humanisme chrétien de ses origines : la déconfessionnalisation du syndicat avait été entamée  dès 1964, année de la scission d’avec la CFTC,Confédération française des travailleurs chrétiens, créée en 1919.

Après avoir été réélu pour quatre ans au poste de secrétaire général du syndicat, lors du dernier congrès organisé à Marseille, avec un score soviétique (98,31% des voix), le successeur de François Chérèque a donc lui-même demandé à ce que soit supprimée du préambule des statuts de la CFDT toute référence à l’humanisme chrétien. Son souhait : désacraliser cette déclaration de principe, effectivement datée dans certaines de ses formulations, pour selon lui l’ancrer davantage dans la réalité contemporaine. Un tel souhait semble bien peu cohérent de la part de celui qui fut jadis secrétaire général de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, même, si en Belgique, la JOC vient de supprimer toute référence chrétienne jusque dans son nom.
Edmond Maire avait jadis obtenu des militants l’inscription dans le préambule des statuts du syndicat l’inspiration des valeurs chrétiennes. Ce préambule énonçait que "soulignant les apports des différentes formes de l’humanisme, dont l’humanisme chrétien, à la définition des exigences fondamentales de la personne humaine et de sa place dans la société, (la CFDT) entend développer son action en restant fidèle à un syndicalisme idéologique fondé sur ces exigences qui demeurent les siennes. Sur ces bases, elle est résolue à poursuivre sa lutte pour les droits essentiels de l’homme, de la famille et des groupes dans le respect des devoirs qui en découlent." Aujourd’hui, le préambule gomme donc toute référence chrétienne, pour introduire une référence à la laïcité absente auparavant : "L’aliénation des personnes, les atteintes portées à leur dignité, la violation de leurs droits fondamentaux quelle qu’en soit la forme sont contraires aux valeurs humanistes, démocratiques et laïques, au progrès social et à l’efficacité de l’économie à long terme. Elles recouvrent des formes diverses, parfois complexes, selon le statut, le genre, le lieu et le moment, l’origine ou les croyances de chacun."

Peut-on encore parler pour la CFDT de "centrale chrétienne", comme la surnomment parfois les médias ? En tout cas, cette décision marque la fin d’une époque, et le passage à une nouvelle génération au sein de la CFDT, détachée d’une démocratie chrétienne forte après-guerre, notamment face au marxisme du PC et de la CGT, mais aujourd’hui effacée du champ tant politique que syndical.

 

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