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Ukraine : la victoire du « roi du chocolat » ne résout pas grand chose

© AFP
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Petro Porochenko a remporté les élections présidentielles en Ukraine le 25 mai. Mais parviendra-t-il à sortir le pays de la crise ? Rien n'est moins sûr.

29/05/2014

Très attendues, les élections présidentielles en Ukraine se sont soldées dimanche soir, 25 mai, par la victoire de Petro Porochenko, ancien député, ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de Ioulia Tymochenko et oligarque notoire – il a fait fortune dans le chocolat. Des élections en demi-teinte, puisqu’une partie de la population de l’Est du pays n’a pas pu voter, les forces pro-russes ayant empêché tout déroulement du scrutin.
 
Les résultats 
 
Petro Porochenko a donc été élu dimanche soir avec 55% des voix dès le premier tour. Pour le quotidien ukrainien Den, l’absence de second tour est déjà, en soi, une victoire contre les Russes, car un second tour « aurait signifié que l’Ukraine n’aurait pas eu de président et de commandant en chef des armes avant le 18 ou le 20 juin, le second tour étant prévu pour le 15 juin. » L’armée russe aurait alors pu profiter de cette absence pour renforcer son emprise dans l’Est.
 
Ioulia Timochenko : symbole de la révolution Orange, elle a récolté 12,9% des voix. Elle a donné son soutien au nouveau président, en déclarant être prête à « aider les nouvelles autorités à faire avancer l’Ukraine sur la voie européenne ». Son bras droit Olexandre Tourtchinov avait exercé la présidence par intérim.
 
Oleh Lyashko, du parti radical, orienté à gauche, arrive en troisième position avec 8,33% des voix.
 
Serhiy Tihipko, le candidat proche du parti des régions (ancien parti de Viktor ianoukovitch) n’a récolté que 5,23% des suffrages.
 
Quant à l’ancien champion du monde de boxe, Vitali Klitschko, qui avait été une figure du mouvement protestataire de la place Maïdan et qui avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle, il s’est désisté en mars en faveur de Petro Porochenko. Mais il se consolera avec la mairie de Kiev, puisqu’il est donné grand vainqueur de l’élection municipale de la capitale ukrainienne.
 
L’élection bâillonnée dans l’est du pays.
 
Le taux de participation pour cette élection est de 60,29%. Si ce taux dépasse les 75% dans certaines régions de l’ouest du pays, il tombe en revanche en dessous des 40% dans plusieurs régions de l’est. Il est même en dessous de 10% dans la région de Donetsk.
 
En effet, les forces militaires pro-russes ont littéralement empêché le vote : bureaux de votes fermés, urnes et bulletins saisis… Un article paru sur le site d’information belge lalibre.be montre le climat déletère qui règne à Donetsk, ville tenue par les forces pro russes.

L’armée ukrainienne a dû intervenir pour faire parvenir par blindés des urnes et des bulletins de vote, et a dû assurer la protection des quelques bureaux de vote qui étaient ouverts. Selon Le Parisien, « Kiev a déployé 55 000 policiers et 20 000 volontaires pour assurer la sécurité du scrutin dans l’Est. »
 
Vers une sortie de crise ? 

En Ukraine et en Russie, chaque partie semble faire un pas vers l’entente. Le 23 mai, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré à l’agence russe Ria-Novosti « Nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous travaillerons avec les organes de pouvoir qui seront mis en place. » Quant à Petro Porochenko, s’il est opposé à une partition de l’Ukraine, il est favorable à un dialogue avec la Russie : « La Russie est notre voisin, et il est inutile de parler de stabilisation sans dialoguer avec la Russie ».

Le problème, c’est que le rôle du président ukrainien est, selon la constitution de 2004, assez limité. Un article du journal russe  Nezavissimaïa Gazeta explique que « ce sont les leaders occidentaux et la Russie qui décideront quoi qu’il en soit de l’avenir de l’Ukraine ».
 
Lorsque le 25 février 2014, la Rada, le parlement ukrainien, avait annoncé que se tiendraient des élections présidentielles anticipées le 25 mai, beaucoup ont vu cette date comme le début d’un rétablissement de l’ordre dans un Ukraine alors en proie au mouvement Euromaïdan. Mais depuis le 25 février, beaucoup de choses ont changé. Et la crise urkainienne est loin d’être résolue.

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